Accueil / Actu / Catalogne, DA’ECH, Levant

Catalogne, DA’ECH, Levant

| Quai d’Orsay | Point de presse du 17 octobre 2017 | Extraits |

Comme cela nous a été suggéré par quelques lecteurs historiques du blog, Nous reprenons une vieille habitude : reposter les Q&R du Point de presse quotidien, tenu au Quai d’Orsay. Ces reprises seront faites sans commentaire de notre part. Bonne lecture à tous.

(…)

| Q. Après la chute de Raqqa, l’EI n’a quasiment plus de fief en Syrie et le «califat» n’existe plus. Quelle est la prochaine étape ? Allez-vous pousser pour une solution politique en Syrie et que fait concrètement le groupe de contact ?

R. Des territoires sont encore sous l’emprise de DA’ECH en Syrie.

La France poursuivra donc son combat contre cette organisation, aux côtés de ses partenaires de la coalition.

Les progrès significatifs accomplis dans la lutte contre le terrorisme renforcent la nécessité d’aboutir rapidement à une solution politique qui réconcilie les Syriens, seule manière de prévenir durablement toute résurgence du terrorisme. Les efforts de la France pour rassembler au sein d’un groupe de contact les pays exerçant une influence en Syrie visent à faciliter l’aboutissement d’une telle solution.

| Q. Qu’est-ce que vous aimeriez voir comme administration pour remplacer le type de gouvernance à Raqqa que l’État islamique avait mis en place ? Que fait la France pour aider les populations civiles et avez-vous l’intention d’aider à restaurer l’infrastructure de base dans la ville ? Êtes-vous prêt à débourser de l’aide financière pour la reconstruction de la région au long-terme ?

R. Dans la phase de stabilisation qui s’ouvre, la mise en place d’autorités de gouvernance efficaces et légitimes est une nécessité. C’est une priorité pour la France qui entretient un dialogue étroit à ce sujet avec ses partenaires de la coalition internationale contre DA’ECH.

La France a débloqué des fonds supplémentaires pour l’aide humanitaire et la stabilisation des territoires libérés de DA’ECH (aide d’urgence aux déplacés, déminage, santé, accès à l’eau, etc.).

S’agissant de la reconstruction, la France et ses partenaires européens se sont exprimés clairement. Il ne peut y avoir de reconstruction durable sans perspective politique claire et sans retour volontaire et en toute sécurité des réfugiés et des populations déplacées. Ces conditions ne sont pas encore réunies.

| Q. Que va-t-il se passer pour les familles de djihadistes français qui se sont réfugiées dans des camps près de Raqqa et demandent à rentrer en France, selon des témoignages confiés à des médias sur place ?

R. Notre priorité est aujourd’hui d’obtenir une victoire complète contre DA’ECH.

| Q. Êtes-vous inquiet du rôle de l’Iran dans la reprise des régions tenues par les kurdes au nord de l’Irak ?

R. La France est attachée à l’intégrité et à la souveraineté de l’Irak.

Dans ce moment décisif pour la réconciliation des Irakiens, la France demande que tous ceux qui exercent une influence en Irak contribuent à la recherche du consensus nécessaire à la victoire complète contre DA’ECH et à la sortie de crise. C’est ce message qu’elle adresse notamment à l’Iran.

| Q. Téhéran a mis en garde hier les gouvernements européens contre toute tentation d’imposer de nouvelles conditions à la poursuite de l’accord sur le nucléaire, et a indiqué qu’il refuserait comme « conditions » des discussions sur l’influence régionale ou le programme balistique. Quelle est votre réaction, alors que le ministre doit se rendre bientôt à Téhéran, à qui il a promis « un dialogue musclé » précisément sur ces questions ?

R. M. Jean-Yves Le Drian a réitéré notre position lors du Conseil affaires étrangères du 16 octobre : « La prolifération est un enjeu crucial, un enjeu vital, une menace existentielle pour la sécurité et la paix dans le monde. Il y a un risque, si l’accord avec l’Iran n’est pas respecté, d’une relance de la course à l’armement nucléaire… Il y a eu une unité de vues sur l’accord de Vienne et sur la nécessité de le maintenir. Une déclaration a été adoptée à cet effet car même si nous considérons que la menace balistique ou les comportements iraniens dans la grande région du Moyen-Orient sont dangereux, nous considérons qu’il faut séparer la question nucléaire, la question de la prolifération de l’ensemble des autres questions. Et donc respecter intégralement l’accord de Vienne ».

| Q. Le gouvernement espagnol a emprisonné deux principaux dirigeants du mouvement indépendantiste civil en Catalogne. Ce sont deux figures pacifistes qui ont dirigé et représenté des milliers de personnes dans les rues. Est-ce que la France s’inquiète qu’un pays européen se retrouve maintenant avec des prisonniers politiques ?

R. Il n’appartient pas à la France de s’immiscer dans les affaires politiques intérieures de l’Espagne, ni dans des procédures judiciaires en cours dans ce pays.

Comme nous avons déjà eu l’occasion de l’exprimer, nous avons confiance dans la capacité de la démocratie espagnole à permettre un dialogue politique apaisé, respectueux de la légalité constitutionnelle et de l’État de droit.

Irak, Syrie, Catalogne, 5+1, Raqqa, Le Drian, DA’ECH,

A Propos Quai d'Orsay

Consulter aussi

Afrique, Levant,

| Quai d’Orsay | Point de presse du 14 novembre 2017 | Extraits | Comme …

Ce site utilise des cookies. En acceptant ou en poursuivant votre visite, vous consentez à leur utilisation .

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer