De Biden en Harris & de Kamala en Tarpéia ? [3]

| Kulturkampf | Questions à Charlotte Sawyer & Jacques Borde |

De prime abord, le duo Biden-Harris, mais surtout la 49th Vice President of the United States (VPOTUS), Kamala Devi Harris, a le boulevard de ses ambitions politiques ouvert devant elle. Sauf que, de se fissurer, le Trumpisme, loin de faiblir, se renforce. Plus gênant encore, la Boite de Pandore des impeachments à répétition pourrait ne pas se refermer de sitôt & les Républicains d’en user avec la même intensité que leurs prédécesseurs (dans l’opposition) démocrates. Quant à l’efficacité, seul l’avenir nous permettra d’en juger. Mais, tout bon latiniste sait pertinemment que le Capitole n’est jamais bien loin de la Roche Tarpéienne. Partie 3.

« … le choix symbolique de la chanteuse Lady Gaga pour l’hymne national, l’égérie bling-bling et provocatrice du lobby LGBT, n’est pas anodin, puisque la société du spectacle tout comme la classe médiatique sont une pièce importante du Deep state américain. Loin d’être une simple chanteuse de l’entertainment américain aux allures de poupée de cire déglinguée, Lady Gaga a été nommée par Time Magazine ‘a personne la plus influente du monde’, connue pour son activisme pro-avortement et son soutien au lobby LGBT, à la campagne de Hillary Clinton, de Joe Biden, mais aussi aux Black Lives Matter. Ainsi, Lady Gaga est connue pour ses grotesques performances et provocations de mauvais goût, tout comme sa chanson ‘Judas’ (‘Je suis amoureuse de Judas’) sortant à la période de Pâques, qui sera condamnée publiquement par la Ligue catholique américaine.
« Avec Lady Gaga, l’Amérique redeviendra un cocktail de drones meurtriers, de pétrodollars et d’acid house mondialiste. C’est surtout le retour sanctifié de l’Amérique des minorités privilégiées, du prêchi-prêcha droits-de-l’hommistes, de l’establishment politico-médiatique et hollywoodien, de la pensée unique et de la cancel culture renforcée, la parabole ludique de ce qui sera mis en pratique par les soins de la nouvelle vice-présidente Kamala Harris, la nouvelle conscience morale, la Madonna post-trumpienne. L’autre versant politique, avec Biden, c’est le retour de l’Amérique va-t-en-guerre, des nantis et des marchands de canons du complexe militaro-industriel, le nouvel OGM anti-trumpien issu de l’alliance entre la droite libérale et la gauche libérale, des néoconservateurs aux progressistes (neoliberals) ».
J. Georges Vujic, sur Boulevard Voltaire.

« Au sein de la Commission des relations extérieures du Sénat, il [Biden, NdlR] est président ou membre de la minorité depuis la fin des années 1990. Au cours des dernières décennies, il a constamment adopté une position interventionniste, promouvant l’idée que les États-Unis, en tant que seule superpuissance restante, devraient intervenir – avec l’ONU, avec l’OTAN ou seuls – pour empêcher les génocides, maintenir la paix et promouvoir la démocratie. Sous Clinton, il a poussé à l’intervention en Bosnie et a soutenu l’intervention de l’OTAN au Kosovo. Plus récemment, il a plaidé pour une intercession immédiate au Darfour, avec des troupes américaines si besoin est ».
Laura Flaunders, dans son livre The Contenders (2008).

| Q. Vous n’êtes jamais tendre pour le couple Obama, y compris sa femme ?

Jacques Borde. J’assume. Mais, admettez que je ne suis pas le seul.

Ainsi, à en croire les révélations de Madame Le Figaro, mises en ligne en février 2020, la fortune des Obama était de 1,3 millions de dollars en janvier 2009. « À la fin de sa carrière post-présidentielle, elle s’élevait à 242,5 millions de dollars ».

Alors que Trump s’est, selon les experts, considérablement appauvri durant l’exercice de son mandat, son prédécesseur, défenseur des pauvres et des orphelins, icône du cloaca mediatica maxima, s’en est mis, comme on dit, plein les fouilles pendant et après sa présidence.

| Q. Quelque chose de plus quotidien dans la forme : ne pas (ou si peu) parler aux chefs d’États et de gouvernements étrangers, comme le fait Biden depuis sa prise de fonction, c’est étonnant ?

Charlotte Sawyer. Ça l’est d’autant plus qu’à écouter la White House Press Secretary, Jennifer Jen Psaki1, il est « peu probable » que le président des États-Unis, Joseph Joe Robinette Biden, Jr., rencontre des dirigeants étrangers avant « plusieurs mois ». Officiellement, en raison du COVID-19.

| Q. Mais, est-ce normal ?

Charlotte Sawyer. Que le président en titre ne parle pas aux dirigeants étrangers, mais la vice-présidente oui ? La réponse est non, ce n’est pas normal. Bien que la 49th Vice President of the United States (VPOTUS), Kamala Devi Harris2, comme ses prédécesseurs, a la maîtrise de son agenda.

Sur ce sujet, le New York Post a relevé que si l’ancien vice-président Mike Pence « s’est parfois entretenu directement par téléphone avec des dirigeants étrangers, mais ce rôle a généralement été joué par l’ancien président Donald Trump, surtout l’année dernière ».

Et le NY Post d’ajouter qu’un « Un examen des avis de presse de la dernière année de mandat de Pence ne révèle aucune lecture d’appels directs avec les dirigeants de nations étrangères ».

| Q. Sinon, l’Amérique de Biden-Harris va ouvrir ses portes à une immigration de masse. C’est risqué ?

Jacques Borde. Oui. Parce qu’ainsi, le US Department of Homeland Security (DHS)3, risque d’être totalement dépassé dans ses procédures de contrôle visant à repérer les membres des crimes organisés (qui, contrairement à ce que nous fait croire Hollywood et Netflix, ne sont pas tous tatoués jusqu’aux oreilles) et, encore plus, terroristes takfirî. Un Unlawful combatants4 d’Al-Dawla al-Islāmiyya fi al-Irāq wa al-Chām (ISIS/DA’ECH)5, ou d’Al-Qaïda, peut facilement se faire passer pour un Latino. Ensuite, que fera la DHS en aval du peu de contrôle qu’on lui laissera effectuer ?

Du fichage, comme nous le faisons en France avec nos Radicalisés/Fichés S ? Classer ne saurait être une panacée ?

| Q. Comment ça ?

Charlotte Sawyer. Simple : Il y a 231 millions de Blancs pour 3 millions de musulmans au États-Unis.

Donc, arithmétiquement, la communauté musulmanes est 76 fois plus criminogène que les Blancs. Et, ça, vous croyez que ça fait avancer les choses ? Le Kulturkampf n’est pas une chose facile. Surtout en position défensive. Poste qui est celui des Occidentaux que nous sommes.

| Q. C’est bien sympa tout ce que vous nous dites. Mais le Kulturkampf, au delà du concept intellectuel, c’est quoi ?

Jacques Borde. Au quotidien, vous voulez dire ?

Eh bien, le Kulturkampf, pour tous ceux qui en subissent les conséquences, par exemple, c’est, en France, l’école primaire privée Mgr. Cuminal, qui a ouvert en 1997, et va définitivement fermer en juillet 2021. Les conditions de sécurité ne sont plus suffisantes, selon la Direction de l’enseignement catholique de la Somme.

Pourquoi ? Parce que, tout simplement, la cour de récréation est située au pied des Coursives, un bloc d’immeubles emblématique (sic) du quartier. Mais certains habitants (sic), dont les logements donnent sur une sorte de grande terrasse située à l’arrière des bâtiments, jettent leurs ordures… directement par la fenêtre. Ordures qui atterrissent souvent dans la cour de l’école.

Et, bien sûr, les pouvoirs publics ne font rien. Comme pour tant d’autres choses…

| Q. Pour finir, vous ne trouvez pas les Français racistes ?

Jacques Borde. Ne connaissant pas personnellement tous les Français, comme vous dites, je me garderai bien d’être aussi péremptoire, surtout dans un seul sens. En revanche :

Primo, je déplore que progressent, d’année en année, les idées nauséeuses de la Gauche financiarisée antisémite.

Secundo, je note que parmi les personnalités les plus appréciées des Français dits d’extrême-droaaaate, on compte :

-un Copte (L’Église copte orthodoxe, pour les étroits du bulbe), Jean Messiha ;
-et un Juif séfarade, Éric Zemmour.

Alors, qui sont les racistes en ces affaires ?

Notes

1 White House Communications Director (directrice des Communications de la Maison-Blanche) du 1er avril 20151 au 20 janvier 2017.
2 1ère femme, ainsi que 1ère Asio-américaine (indo-américaine), élue à la vice-présidence des États-Unis.
3 Créé officiellement le 27 novembre 2002 par le Homeland Security Act (Loi sur la sécurité intérieure) à l’initiative du président George W. Bush, en réponse aux attentats du 11 septembre 2001. Son objectif est d’organiser et d’assurer la sécurité intérieure du pays. Il regroupe 22 agences fédérales liées à la sécurité du pays, notamment la US Coast Guard, le Secret Service, la Federal Emergency Management Agency (FEMA, Agence fédérale des situations d’urgence), la Transportation Security Administration (TSA, Administration de sécurité du transport, le US Customs & Border Protection (CBP, à la fois les douanes & les gardes-frontières)…
4 Traduite par combattant illégal, combattant ennemi ou encore combattant ennemi illégal. défini dans le PATRIOT Act, ou plus précisément le Uniting & Strengthening America by Providing Appropriate Tools Required to Intercept & Obstruct Terrorism Act of 2001, pris sous la présidence de George W. Bush, qui permet de soustraire au droit commun les combattants armés capturés dans le cadre de la guerre contre le terrorisme.
5 Ou ÉIIL pour Émirat islamique en Irak & au Levant.

 

A Propos Jacques Borde

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