UK VS Meghan, etc. : Bienvenue au Grelucheland planétaire !… [2]

| Royaume-Uni | Kulturkampf | Questions à Charlotte Sawyer & Jacques Borde |

Les tabloïds du cloaca mediatica maxima en ont fait leurs choux gras : la Sussex (ou ex-Sussex, on s’y perd un peu) Meghan-Truc-chose se crêpe d’abondance le chignon avec sa Très gracieuse majesté de belle-mère. Pas vraiment un duel de pauvresses, vu le pognon de dingue (sic) des deux dames. Au-delà de ce vaudeville grand-breton peu digeste, le (nouveau) navire amiral de la Royal Navy, le porte-aéronefs HMS Queen Elizabeth était en mer (depuis le 30 janvier 2021) pour sa première croisière. Plus sérieux, non ? Partie 2.

« Le 12 mars 1947, le président américain, Harry S. Truman, présentait devant le Congrès des États Unis, sa ‘doctrine’ visant officiellement à l’endiguement du communisme. Louable projet en apparence que celui de contenir l’abominable menace de la dictature rouge. Mais le véritable objectif de ce vaste plan de soutien économique, militaire et ‘moral’ aux démocraties avait un autre objectif : le contrôle absolu de l’Europe par les Etats Unis et son asservissement par Washington dans la continuité de la politique wilsonnienne menée depuis 1918, et de la vision iréno-hégémonique de Roosevelt. En s’abandonnant ainsi au bon-vouloir de l’Amérique, l’Europe occidentale échangeait un internationalisme pour un autre et se condamnait à n’être qu’un appendice continental d’une puissance étrangère, dépendance politique et sociétale au même titre — en plus riante — qu’elle l’aurait été sous main-mise du bloc soviétique. Au moment où Joe Biden et sa nouvelle administration rompent avec l’isolationnisme — au demeurant très relatif — de Donald Trump et renouent, sous couvert de multilatéralisme, avec une politique interventionniste de relance internationale de la puissance américaine, il n’est pas inutile de se souvenir de ce que furent les vrais ressorts de la Guerre froide ».
Jean-François Touzé.

« Si je comprends bien le gouvernement américain estime que la monarchie britannique est raciste… ils vont nous refaire une deuxième guerre d’indépendance les colons anglais d’Amérique ? ».
Jcrp Waza.

« Meghan parlait hier de l’importance de l’authenticité. Ces gens-là nous parlent de l’importance d’une vie simple, de base, en portant une robe à 4.700 $US ou en nourrissant les poules dans leur vaste domaine de plusieurs millions de dollars ? ».
Sophie Durocher.

« Quel est son métier aujourd’hui ? Il [Harry] a servi dans l’armée, mais il n’a pas de CV en Amérique, et ce n’est pas une profession de donner des interviews. Il a déjà accordé trois entretiens depuis son arrivée aux États-Unis, ce qui fait beaucoup pour quelqu’un qui a fui l’Angleterre à cause des media (…). Il fallait, sinon, rester dans le cercle royal et vivre aux frais du contribuable. On ne peut pas avoir le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la reine… ».
Stéphane Bern.

| Q. Comme ? .

Charlotte Sawyer. À leurs capacités de projection aéronavale, pardi. En effet, le 30 janvier 2021, le porte-aéronefs HMS Queen Elizabeth (R08) – son sister-ship sera le HMS Prince of Wales (R09), les deux nouveaux porte-aéronefs sont les plus grands navires jamais construits pour la Royal Navy, et pouvant accueillir jusqu’à 70 aéronefs – a pris la suite du HMS Albion comme navire-amiral de la Royal Navy. Pour sa première croisière, le HMS Queen Elizabeth avait à son bord un détachement de F-35B Lightning II de l’USMC.

Dans sa configuration normale, le HMS Queen Elizabeth sera au centre d’un Carrier Strike Group comptant des destroyers Type 45 (T-45) de la Classe Daring (classe D)et des frégates Type 23 de la Classe Duke. Sa composante aérienne sera assurée par des F-35B du Squadron 617 et de voilures tournantes AgustaWestland EH101 Merlin Mk26.

Après une entrée en service qui a été reportée suite aux coupures dans le budget de la Défense survenues après la crise économique de 2008, le HMS Queen Elizabeth (R08) a débuté ses essais à la mer en juin 2017 et a été armé le 7 décembre 2017. Il est prévu qu’il atteigne ses pleines capacités opérationnelles courant 2021.

Le HMS Queen Elizabeth (R08) est destiné à accueillir des appareils de type VSTOL (Vertical or Short Take Off & Landing) multi-rôles de 5ème génération, des F-35B Lightning II. Sa flexibilité lui permettra d’accueillir jusqu’à 250 Royal Marines aux fins de projection.

| Q. Des choix plutôt classiques, non ?

Charlotte Sawyer. Certes, mais des choix sûrs.

Quant on connaît les soucis que rencontre l’US Navy avec le USS Gerald R. Ford (CVN-78) – qui est le navire de tête de la Classe Gerald R. Ford qui doit progressivement remplacer ses bâtiments de la Classe Nimitz – on se demande si le classicisme de nos amis Britanniques n’est pas synonyme de prudence et, surtout, d’efficacité.

| Q. Graves les soucis ?

Charlotte Sawyer. Oui. Le plus gros étant les catapultes électromagnétiques, ou Electromagnetic Aircraft Launch System (EMALS), destinées à remplacer les anciennes catapultes à vapeur. Un rapport fait part de 201 échecs sur 1.967 lancements. Le système radar ainsi que les Advanced Arresting Gears (AAG)1 posent également problèmes.

Soucis qui vous concernent directement vous Français : vos catapultes et AAG étant made in USA

Jacques Borde. Reste que Londres, selon de nombreuses sources, se réserve la possibilité de passer à l’EMALS. Ainsi, à en croire The Telegraph, il a été prévu de ménager des espaces à bord du HMS Queen Elizabeth (R08) et du HMS Prince of Wales (R09), pour leur installer des catapultes électromagnétiques, si nécessaire.

L’idée étant, bien sûr, de pouvoir embarquer alors le futur appareil de combat de 5ème génération et 100% (plutôt 95%, en fait) made in Britain, le Tempest. À noter que le seul industriel à proposer de tels dispositifs EMALS est l’américain General Atomics… et que ceux-ci sont loin d’être au point.

Plus sérieux que le crêpage de chignon entre Meghan-Truc-chose et sa Très gracieuse majesté, non ? Et moins alarmant, en tout cas, que les récents passages à vide du président des États-Unis, Joseph Joe Robinette Biden Jr. ?

| Q. De quoi parlez-vous ?

Jacques Borde. Lors de son discours à l’occasion de la Journée internationale de la Femme, Joe Biden a voulu féliciter son secrétaire à la Défense, au motif qu’icelui a nommé deux femmes à des postes importants… et oups…un blanc !

Charlotte Sawyer. Après un temps de flottement, Biden n’a eu d’autre recours que de l’appeler « l’ancien général… celui qui dirige les choses là-bas… ». « Là-bas », étant une référence au Pentagone dont, apparemment, Sleepy Joe aurait, aussi, oublié le nom.

S’agissant du président de la plus grande et la plus interventionniste puissance militaire au monde, l’épisode est particulièrement inquiétant, d’autant plus que Biden risque d’être dépassé et manipulé par son entourage formé :

1- d’anciens durs de B. Hussein Obama ;
2- de ténors du Deep State ;
3- et de caciques de la Gauche financiarisée antisémite omniprésente au sein du Parti démocrate.

Quant à « celui qui dirige les choses là-bas… », je ne vais pas vous faire souffrir plus longtemps : il s’agit du 28th US Secretary of Defense2, le général Lloyd James Austin III3.

Jacques Borde. Mais, ça n’est pas le seul souci qu’ont nos militaires avec Joseph Joe Robinette Biden Jr. !

| Q. Que voulez-vous dire ?

Charlotte Sawyer. Que le Pentagone, lui aussi, se laisse contaminer par les idées (sic) du temps, entendez celles qui animent l’aile gauche du Parti démocrate.

Comme l’a dénoncé Tucker Carlson, animateur sur Fox News :

« Nous avons donc de nouvelles coiffures et des combinaisons de vol pour femmes enceintes. Des femmes enceintes vont faire nos guerres. C’est une moquerie de l’armée américaine. Alors que l’armée chinoise devient plus masculine en assemblant la plus grande marine du monde, notre armée doit devenir, comme le dit Joe Biden, plus féminine, quel que soit le sens du mot féminin, puisque les hommes et les femmes n’existent plus. En résumé, c’est hors de contrôle, et le Pentagone suit le mouvement. Encore une fois, c’est une moquerie de l’armée américaine et de sa mission principale, qui est de gagner des guerres ».

Par ailleurs – loi de Murphy, qui sait – l’administration Biden-Harris a aussi quelques soucis avec les Catholiques.

| Q. Quid ?

Charlotte Sawyer. Dans le contexte du plan de relance de l’économie, voté le 6 mars 2021 au Sénat, le président de la US Conference of Catholic Bishops (USCCB)4, Mgr. José H.Gomez, a demandé au président de ne pas forcer les contribuables à financer les avortements. Un compromis qui a jusqu’à présent toujours été respecté aux États-Unis quel que soit le parti en place.

Gomez rappelant que « depuis 45 ans, le Congrès des États-Unis – qu’il soit contrôlé par des Démocrates ou des Républicains – a soutenu que les contribuables ne devraient pas être forcés contre leur conscience de payer des avortements ».

À part ça tout va bien Mme. La marquise !…

Jacques Borde. Quant à l’affligeante indigéniste de série B, Meghan Markle, laissons le dernier mot à Brigitte Gabriel : « Meghan Markle est la personne la plus ingrate en Amérique (…). Le rêve de toute petite fille est de devenir princesse, mais pour Meghan Markle, ça n’était pas suffisant ».

[À suivre]

Notes

1 Systèmes d’appontage.
2 Le court passage à ce poste de 28th US Secretary of Defense, de Christopher C. Miller, ex-directeur du National Counterterrorism Center (NCTC), n’a pas été pris en compte : les Acting Secretaries ne sont pas comptabilisés dans la nomenclature.
3 Précédemment 12th Commander du US Central Command (CENTCOM).
4 Ou Conférence des évêques catholiques des États-Unis.

A Propos Jacques Borde

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