UK VS Meghan, etc. : Bienvenue au Grelucheland planétaire !… [3]

| Royaume-Uni | Kulturkampf | Questions à Charlotte Sawyer & Jacques Borde |

Les tabloïds du cloaca mediatica maxima en ont fait leurs choux gras : la Sussex (ou ex-Sussex, on s’y perd un peu) Meghan-Truc-chose se crêpe d’abondance le chignon avec sa Très gracieuse majesté de belle-mère. Pas vraiment un duel de pauvresses, vu le pognon de dingue (sic) des deux dames. Au-delà de ce vaudeville grand-breton peu digeste, le (nouveau) navire amiral de la Royal Navy, le porte-aéronefs HMS Queen Elizabeth était en mer (depuis le 30 janvier 2021) pour sa première croisière. Plus sérieux, non ? Partie 3.

« C’est le livre des rois des anciens temps,
Évoqués dans des poèmes bien éloquents
Des héros braves, des rois renommés
Tous un par un, je les ai nommés
Tous ont disparu au passage du temps
Je les fais revivre grâce au persan
Tout monument se détruit souvent
À cause de l’averse, à cause du vent
J’érige un palais au poème persan
Qui ne se détruira ni par averse ni par vent
Je ne mourrai jamais, je serai vivant
J’ai semé partout le poème persan
J’ai beaucoup souffert pendant trente ans
Pour faire revivre l’Iran grâce au persan »
Ferdowsî.

« Criant à la trahison, 51% de Britanniques veulent que Harry et Meghan soient dépouillés de tous leurs titres. Quelle déchéance ! ».
L’Objecteur Médiatique.

« Presse de gauche, BLM, indigénistes racialistes, féministes, racistes anti-Blancs et autres fouteurs de merde… Fichez-lui la paix ! La Reine et toute la royauté britannique vous emmerdent ! ».
Luc Mathen.

« Pauvre chérie… c’est vrai que c’est dur de vivre dans un palais de 14 pièces et 12 salles de bains en ne touchant QUE quelques millions de dollars pour l’interview… à vomir ».
Sylvie Bergereau.

| Q. N’en restons pas là : les Royals sont-ils racistes ?

Charlotte Sawyer. Ce que laisse entendre la prestation télévisuelle de Meghan Markle-Sussex.

Une allégation, en tout cas, que ne partage pas Sir Kenneth Aphunezi Olisa, de père nigérian, qui est le Lord-Lieutenant du Greater London1, qui a affirmé qu’« A la lumière de cet entretien, je me sens désespérément triste qu’après que notre réponse collective au Covid ait fait briller si chaleureusement les valeurs britanniques de la communauté, la nation est maintenant en grave danger d’être divisée par la question du racisme ».

Rappelant que quand la souveraine l’a nommé « son Lord-Lieutenant du Grand Londres » il était le « premier titulaire non blanc d’origine britannique » pour ce poste ancestral, et qu’« à ce titre, je soutiens la Reine et la Famille Royale, en les aidant à jeter des ponts, à connecter les personnes et les organisations et à renforcer le sentiment d’appartenance des Londoniens à une capitale inclusive ».

Que dire du major Nana Kofi Twumasi-Ankrah, né au Ghana, qui fut le seul à accompagner Elizabeth II, lorsque celle-ci est allée, le 4 novembre 2020, déposer une réplique de son bouquet de mariée pour le centenaire de la tombe du Soldat inconnu, dans l’abbaye de Westminster.

Quant au numéro de cirque que nous fait la Markle-Sussex, comme nous le rappelle Nicole Mina : « Ceci n’est pas une simple histoire de vulgaire ambitieuse ayant trouvé le bon benêt, mais une stratégie people pour servir Black Lives Matter (BLM) dans nos nations déjà bien gangrenées ».

Jacques Borde. Ensuite, de par ses propres choix, la Markle-Sussex est-elle vraiment la mieux placée pour donner des leçon ès-racialisme à la famille royale ?

| Q. Pourquoi dites-vous ça ?

Jacques Borde. Qu’en ce qui concerne notre chère (sic, sonnez pépettes, fifres et tambourins) Meghan Markle-Sussex – au delà d’un appât du gain par trop criant – il faut avoir un sacré culot pour donner des leçons d’anti-racisme à la Royal après avoir choisi en son sein (au point de l’épouser) le seul de ses membres à s’être fait tirer le portrait avec un brassard à croix gammée, habillé en Nazi !

L’humour de la Gauche financiarisée antisémite, compagnon de routes des suprémacistes indigénistes étasuniens, qui sait ?

En fait, dans cet entretien de commande, tout pue le faux.

| Q. Comment ?

Jacques Borde. Parce que rien n’obligeait les deux tourtereaux dégoulinant de pognon d’aller se couvrir médiatiquement de honte et se plaindre d’un sort à faire rêver tout couple réellement dans la mouise.

Comme l’a si bien dit Laurent Sagalovitsch : « S’ils aspiraient tant à la tranquillité, pourquoi n’être pas restés sur l’île de Vancouver où jamais personne n’aurait eu l’idée de venir les emmerder ? Et puis n’éprouvent-ils pas comme un sentiment de honte à venir ainsi conter leurs petits malheurs comme si leur existence ressemblait à un interminable chemin de croix, à une succession de tragédies épouvantables ? Même une intelligence réduite a parfois des sursauts de lucidité qui permettent aux plus égocentriques des individus de se comporter avec un minimum de dignité. Eux, non ».

Charlotte Sawyer. In fine, tout cette logorrhée markelienne (sic) pue surtout l’affaire de gros sous et, médiatiquement parlant, l’immense foutage de gueule, comme dans bon nombre d’affaire nous venant de la planète africano-indigéniste. Car, ça n’est pas la seule…

| Q. Là, vous pensez à quoi ?

Charlotte Sawyer. On nous parle beaucoup des affres de blanchité (si, si) exacerbée autour des traducteurs de la poétesse afro-américaine Amanda Gorman. Mais une question simple semble avoir été laissée de côté : ses poèmes (sic) valent-ils tout simplement d’être lus, que ce soit en anglais ou dans une autre langue ?

Comme l’a noté Jean-Louis Margolin :

« J’ai fait l’effort (j’ai eu du mal à arriver au bout) de lire le long texte qu’elle a lu lors de l’inauguration de Biden. J’ai eu l’impression de quelque chose d’un peu meilleur que les poèmes des Gardes Rouges chinois, mais de nettement moins bon que l’Ode à Staline de Paul Eluard ».

Et puis, après tout, si Amanda Gorman est si pressée de se trouver un traducteur : qu’elle s’en paye un de sa poche. On n’est jamais si bien servi que par soi-même !…

| Q. Vous n’aimez pas la poésie, tous les deux ?

Charlotte Sawyer. Si. La vraie ! À commencer par les poèmes homériques que sont l’Iliade et l’Odyssée, que les Hoplites et les Peltastes2 de l’Anabase3 se récitaient à la veillée.

Jacques Borde. Pour ne pas être chauvin, je vous parlerai de l’immense poète persan Ferdowsî4, l’auteur du Livre des Rois (en persan Šâhnâme). Maintenant, si vous êtes plus porté sur les chiures de mouches à la sauce BLM, libre à vous.

Être racisé (sic) de la bonne couleur ou plaire au sénile Joe Biden, ne fait de vous un (ou une) grand poète. Le prurit gauchiasse, même récité en présence du président des États-Unis, reste du prurit gauchiasse.

Mais, par pitié, n’allons pas confondre Amanda Gorman avec les grandes heures littéraires de la Négritude.

Par Négritude, je vous parle, évidemment, du courant littéraire et politique, créé durant l’entre-deux-guerre, rassemblant des écrivains francophones noirs, comme Aimé Césaire, Léopold Sédar Senghor5, Jacques Rabemananjara, Léon-Gontran Damas, Guy Tirolien, Birago Diop et René Depestre.

J’ajouterai qu’existent au sein du camp patriote nombre des plumes libres et de couleur (sic). Je pense, ici, au talentueux vidéaste Greg Toussaint. Rien à voir avec la vulgarité et la pauvreté intellectuelle du cloaque indigéniste nourri au lait caillé de la Gauche financiarisée antisémite. Maintenant, si vous arrivez à croire que le clan Traoré est un vivier de création artistique et littéraire, c’est autre chose.

Charlotte Sawyer. Côté tropisme, nos plumes racisées (sic) pencheraient davantage en faveur de la soumission à la doxa takfirî et à son expression la plus odieuse : le nazislamisme.

Mode d’expression contre lequel, en revanche, je n’ai guère entendu la Meghan Markle-Sussex. Dommage, le message, ainsi relayé, eût porté. Bon, il est vrai que vu les goûts du Rouquinos en matière de déguisement !…

Notes

1 Le représentant officiel d’Elizabeth II dans la capitale, depuis 2015.
2 En grec ancien Peltastaí, de πέλτη (péltê), bouclier léger. Sont, à partir du IVe siècle av. J.-C., l’infanterie légère mercenaire caractéristique des armées grecques puis hellénistiques. Armés de javelots et d’une épée. Il est arrivé qu’ils remportent des succès face aux hoplites plus puissamment armés, comme à Lechaion ou à Sphactérie où ils contraignirent l’armée spartiate (enfermée dans l’îlot face à la rade de Pylos) à se rendre.
3 Ou Anábasis, « l’ascension, la montée [vers le Haut Pays] » est une des plus célèbres œuvres de Xénophon. Elle raconte la Retraite des Dix-Mille, corps expéditionnaire de 10.000 mercenaires grecs (Spartiates principalement) engagés par Cyrus le Jeune dans sa lutte contre son frère Artaxerxès II, roi de Perse, puis leur retraite vers l’Hellespont, en rejoignant le Pont-Euxin à travers le haut pays d’Arménie (d’une altitude moyenne de 1.000 m avec des cols à plus de 2.000 m) qu’ils atteignent à Trapezous (appellation antique de Trébizonde) dans la région du Pont.
4 Abū-l-Qāsim Manṣūr ibn Ḥasan al-Ṭūṣī, surnommé Ferdowsî.
5 Notamment Grand-croix de la Légion d’Honneur et Grand-croix de l’ordre national du Mérite.

A Propos Jacques Borde

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