Returnees, Revenants, Fichés S,etc. : & Si on allait au plus simple ? [1

| France | Terrorisme & Kulturkampf | Questions à Jacques Borde |

Sorte de marronnier1 de nos relations internationales, depuis que nombre de compatriotes & ou étrangers vivant sur notre sol ont, à un moment donné, choisi d’aller combattre sur des fronts extérieurs (la France étant, de notre point de vue, un front intérieur de ce même djihâd) du djihâd takfirî, est évoqué le sort à réserver à ces individus. Notamment à ceux tombés entre les mains des forces régulières (ou irrégulières, peu importe) des pays concernés, principalement l’Irak & la Syrie. « Que faire » eût dit le camarade Lénine ? & pourquoi ne pas aller au plus simple (voire au plus drone, si nos lecteurs nous passent ce jeu de mot) & les abandonner à ce, triste bien que largement mérité, destin d’infortune ? Autre sujet du moment : à quoi doivent rêver les enfants ? À finir sur les genoux de Dany-le-rouge ? Partie 1.

« En février dernier, une équipe de France-3 en reportage dans le camp de Roj a pu rencontrer discrètement Émilie Koenig, la recruteuse de DA’ECH emprisonnée depuis 2017 dans un camp syrien après avoir été capturée par les Kurdes : celle-ci a confirmé que ses enfants avaient été rapatriés en janvier dernier, soignés et placés dans des familles d’accueil. ‘Ma petite, elle est malade. Elle a des problèmes respiratoires. Je ne veux pas les garder avec moi dans ces conditions-là. Mon fils, il doit rentrer en CP en septembre’. On croit rêver… La France, pour cette Bretonne qui aujourd’hui se souvient opportunément de ses origines, c’est tout au plus un distributeur automatique de soins, d’allocations, d’instruction (…). depuis 2014, elle est listée par le Conseil de sécurité des Nations unies ‘comme associée à Al-Qaïda pour avoir concouru à financer, organiser, faciliter, préparer ou exécuter des actes ou activités de l’organisation État islamique d’Irak et du Levant, inscrite sur la liste sous le nom d’Al-Qaïda en association avec elle, sous son nom, pour son compte ou pour la soutenir’. Ajoutons que, se heurtant à la ‘doctrine de fermeté’ du gouvernement français qui ne veut pas les rapatrier, plusieurs détenues françaises ont fait une grève de la faim pour être rapatriées et jugées en France plutôt qu’en Syrie. On les comprend, vu la faiblesse de la réaction française à la menace islamiste sur le territoire français ».
Marie d’Armagnac, sur Boulevard Voltaire.

« En Absurdistan, ils ne craignent rien… On la fait rentrer et des associations et assistantes sociales dévouées vont s’occuper aux petits oignons de sont dossier… Enfin elle pourra obtenir un rappel CAF… Ben oui ma bonne dame ! Les Ricains et Chinois gèrent mieux la situation… Pas vrai ? ».
Yves Renaut.

« La mairie #EELV de #Poitiers supprime les subventions à des #aéroclubs accueillant des enfants handicapés au prétexte que ‘l’aérien ne devrait plus faire rêver les enfants’. Bientôt, ils vont interdire Saint-Exupéry, brûler ‘Vol de nuit’ et décapiter le Petit Prince ! ».
Me. Gilbert Collard.

| Q. Vous me disiez vouloir commencer par un coup de gueule ?

Jacques Borde. Un double, en fait !

Primo, Une fois de plus, sur CNews, un apparatchik de la gôôôche caviar nous a saoulé avec Vichy et personne pour le recadrer (cela dure depuis 75 ans). Personne pour rappeler que le Front Populaire dont la gauche d’aujourd’hui se veut l’héritière a voté les pleins pouvoirs à Pétain le 10 juillet 1940 :

-à 88 % ;
-avec 212 sénateurs et 357 députés.

Secundo, le maire EELV de Poitiers, Léonore Moncond’huy, a décidé de supprimer les aides aux aéro-clubs, au prétexte que (lisez bien) « L’aérien ne doit plus faire partie des rêves d’enfant ». Enfin quand je dis Europe-Écologie les Verts (EELV), soyons complet sur ce point. Eh, oui, comme nous l’a rappelé Nora Ben, « la mairesse écolo de Poitiers était anciennement au NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) de Philippe Poutou. Bien sûr nous savons tous que les Verts ne sont que d’anciens Rouges, mais à ce point-là c’est vraiment caricatural ».

| Q. Que nous affirme donc Léonore Moncond’huy ?

Jacques Borde. Que « C’est aussi pour ce genre de décisions que nous avons été élus, pour requestionner toutes nos politiques au filtre du changement climatique et cette décision en fait partie (…). Je pense que vous ne vous rendez pas compte aujourd’hui des rêves dont on doit préserver les enfants. L’aérien, c’est triste, mais ne doit plus faire partie des rêves d’enfants aujourd’hui ».

Oukase abjecte autant qu’anodine ? Non, évidemment, car souligne, Anne Prost :

« Le Prix Pol Pot est attribué à la municipalité EELV de Poitiers, pour son refus de subventionner l’Association Rêves de Gosse qui offre des baptêmes de l’air à des enfants handicapés. L’avion c’est pas bien, ça pollue, les enfants n’ont qu’à faire de la trottinette ».

Si seulement les Khmers Verts – qui veulent interdire le rêve de l’aérien mais cherchent à légaliser le cannabis (pour planer ?) – pouvaient mettre autant d’ardeur dans la lutte contre l’islamisme takfirî… Mais, malheureusement, ils préfèrent le subventionner, comme à Strasbourg.

À titre personnel, C’est Le Grand Cirque, de Pierre Clostermann, qui m’a éveillé à la Patrie. Et je ne pense pas être le seul dans ce cas. Honte aux Khmers Verts, qui encore une fois, viennent de démontrer qu’ils jouent (sic) dans le camp de l’ennemi !…

| Q. Bon, à la fin, doit-on, ou pas, récupérer nos djihâdistes ?

Jacques Borde. Je suis, à titre personnel, toujours étonné par ce faux débat que la ribambelle des fausses-bonnes âmes de la Gauche financiarisée antisémite, nous imposent et remettent sur le tapis à intervalle régulier, histoire de sauver les miches de leurs protégés takfirî. Mais plus la ficelle est grosse, plus c’est supposé passer. Là, le câble que nous tend le cloaque germanopratin est kilométrique, fluorescent et radioactif !…

Non, bien évidemment, que nous ne devons pas récupérer, rapatrier, aller rechercher ou tout ce que vous voudrez d’approchant, nos compatriotes (sic) – ces Français de papier et non de sang reçu ou versé – qui ont fait le choix de devenir ce que les Américains nomment, à juste raison, des Unlawful combatants.

Portés par les hasard de la guerre, comme disait Héraclite – « Polémos est le père de tous »  – Ils sont là où ils sont. Eh bien qu’ils y restent !

| Q. Mais ce sont des ressortissants français ?

Jacques Borde. Ah, ah, à voir. C’est à dessein que j’ai choisi à leur sujet – et, là, soyons clair, peu me chaut leur sexe, âge ou état de santé – le terme de Unlawful combatants. Que signifie-t-il ? Il est généralement traduit par combattant illégal, combattant ennemi ou encore combattant ennemi illégal, tel que défini dans le PATRIOT Act, ou plus précisément le Uniting & Strengthening America by Providing Appropriate Tools Required to Intercept & Obstruct Terrorism Act of 2001, pris sous la présidence de George W. Bush.

Pour quoi faire, au juste ? Oh, c’est bien simple tout : Unlawful combatant capturé dans le cadre de la guerre contre la terreur nazislamiste se voit soustrait au droit commun. Il y perd donc l’essentiel de ses droits. Donc, à l’origine, pas de procès interminable : l’individu filait à Guantanamo. Puis, à terme, dans ce que la presse a appelé des « prisons de la CIA », et pour certains terminer leur périple dans des oubliettes fédérales.

Guantanamo étant toujours ouvert (sic, si l’on peut dire)…

| Q. Guantanamo, un petit rappel, peut-être ?

Jacques Borde. Oui.

Dans sa grande duplicité, le 23 février 2016, B. Hussein Obama, plus porté sur la guerre drones apparemment, présentait son plan pour la fermeture du Camp de Guantanamo, mais qui n’aboutira pas à la fin de son mandat. En janvier 2018, alors président des États-Unis, Donald J. Teflon Trump signait un décret ordonnant au Pentagone de maintenir les installations de Guantanamo ouvertes.

Quant à la guerre des drones, confiée pour l’essentiel à la CIA qui a sous le coude ses propres drones de combat MQ-9 Reaper2, reconnaissons-lui, en dépit de ses aléas juridiques et du côté impérial de cette via factis de l’hêgêmon thalassocratique étasunien, des mérites certains.

Côté britannique, outre leurs propres MQ-9 Reaper, pas de chance : beaucoup de Unlawful combatants britanniques ont croisé (sic) des tireurs d’élite des SAS en maraude. Au point que ces braves garçons (les SAS pas les djihâdistes) sont vite tombés à court de munitions de sniping ! Quant on connaît le sérieux et la parcimonie de ces professionnels, on ne peut que les louer qu’il en ait été ainsi.

Sinon, si je ne m’abuse, on prête à l’ex-président Hollande des choix sans concession quant au traitement (sic) du quidam égaré en terre de djihâd. À ce jour, personne – majorité ou opposition – ne lui a tenu rigueur de ce genre d’expédient. En un mot comme en cent : quand on veut, on peut.

| Q. Je vous ferai remarquer que nous n’avons pas de Guantanomo ?

Jacques Borde. C’est vrai et, à vous dire le fond de ma pensée, c’est bien dommage. Mais, là encore, c’est une erreur facile à réparer. C’est, comme toujours, une question de volonté politique.

Par ailleurs, en avons-nous réellement besoin ? 90% de nos Unlawful combatants, ont, à des titres divers – combattants, soutiens logistiques, recruteurs, etc , – :

1- participé aux fronts du djihâd syrien ou irakien ; c’est donc à l’étranger qu’ils ont commis l’essentiel de leurs forfaits. C’est clairement à la justice de ces pays que cette engeance maléfique doit des comptes. Donc, pourquoi nous en mêler à tout prix ?
2- pour l’essentiel d’entre eux sont entre les mains d‘Al-Jayš al-’Arabī as-Sūrī (AAS)3 et des Forces armées irakiennes. Eh bien, bis repetitas, qu’ils y restent.
3- quant aux autres, je pense que nous devrions honorer toute demande de déferrement émanant de magistrats de ce Levant (Liban, Israël, Irak, Iran, etc.) si meurtri par leur terrorisme. .

À ces titres, ils pourront ainsi rendre compte à des justices militaires de pays en guerre.

| Q. Mais, à ce stade, ce sont des ressortissants français ?

Jacques Borde. C’est bien pour cela que la France devrait s’attacher à créer un statut juridique similaire à celui des Unlawful combatants étasuniens. Ainsi : bon débarras et bonne pendaison à nos joyeux drilles de la doxa takfirî !…

| Q. Les Ouïghours, en quelques mots ?

Jacques Borde. Affaire intérieure chinoise. Bien gérée, selon moi ! Question suivante, je vous prie…

[À suivre]

Notes

1 Article ou reportage meublant une période creuse, voire détournant l’attention, consacré à un événement récurrent et prévisible. Son équivalent anglophone est le terme evergreen, « [à feuilles] persistantes ». Parmi les marronniers les plus célèbres, on peut citer : les soucoupes volantes, les soldes, le changement d’heure d’été ou d’hiver, le marché de l’immobilier, la météo ou encore les embouteillages.
2 Produits par General Atomics.
3 Armée arabe syrienne.

 

A Propos Jacques Borde

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