Le Parlement européen travaille à notre impuissance.

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Petit état des lieux de la dictature européiste sous la plume expérimentée de Thierry Mariani, Vice-Président de la Délégation française du Groupe Identité & Démocratie. Repris in extenso.

Alors que nos compatriotes attendent toujours désespérément les premiers centimes du plan de relance européen, alors que les dernières élections régionales ont démontré une crise de la démocratie représentative dans notre pays, la Présidence du Parlement européen a jugé utile de multiplier les textes internationaux à l’occasion de cette dernière session plénière avant la pause estivale.

Au programme, deux débats particulièrement caricaturaux. D’abord un débat sur les prétendues ingérences qui viseraient les démocraties occidentales. Ensuite la mise en œuvre du régime mondial de sanctions de l’Union européenne.

Avant de décortiquer ces deux débats, il convient au préalable de rappeler notre conviction forte : il n’est ni possible, ni souhaitable que l’Union européenne applique une politique extérieure. Les intérêts de nos Nations sont par essence trop divergents pour imaginer une telle coordination.

Les partisans d’un super-État européen ne supportent pas ce constat. Pour eux, des États qui refusent d’effectuer les investissements nécessaires au maintien d’une force militaire conséquente et les Nations qui ont abdiqué toute indépendance de leur politique internationale devraient tirer profit des sacrifices des pays, qui, comme la France, continuent à se comporter comme des grandes puissances.

Il est fort à craindre qu’Emmanuel Macron, par européisme, mette en danger ces derniers piliers de notre indépendance nationale. Il céderait en cela à une série d’ONG qui font pression avec tout le poids de leurs finances et de leurs puissants argentiers sur les institutions européennes, et tout spécialement sur notre Parlement.

On connaît bien Georges Soros mais il n’est pas le seul à avoir maquillé en fondation charitable des groupuscules aux objectifs idéologiques et économiques contraires à l’intérêt de la France. Ces groupuscules recrutent des anciens pontes du Parlement européen, ils sont installés officiellement dans des pays européens qui leur font bénéficier d’avantages fiscaux et de législations favorables. Leur mission ? Interdire à l’Union européenne de soutenir la puissance des Nations et lui imposer un fumeux discours sur les valeurs.

Ces valeurs ne sont d’ailleurs jamais définies. Quand on entend Emmanuel Macron critiquer la Hongrie qui rappelle que l’éducation sexuelle des enfants est la responsabilité des parents et non de l’État ou des médias, est-ce l’énoncé de valeurs européennes ? Quand on entend Madame Loiseau expliquer que nous serions quasiment en guerre avec la Russie et la Chine, est-ce l’énoncé de valeurs européennes ? Quand on entend la gauche européenne appeler sans cesse à sanctionner Vladimir Poutine mais jamais les dirigeants d’États islamistes du Golfe, est-ce l’énoncé de valeurs européennes ?

Ni un régime mondial de sanctions qui continue à accentuer notre situation de vassal des États-Unis, ni une improbable lutte contre des attaques fantasmées n’ont d’intérêt pour la France. C’est au contraire par la boussole de notre intérêt national que doit être orientée notre action diplomatique. Nous n’aurons de cesse de dénoncer ceux qui, en relayant la propagande de faux philanthropes et de vrais manipulateurs, sapent notre énergie nationale.

 

A Propos Jacques Borde

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