Les Sous-marins français torpillés… par Biden !

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Réactivité parfaite d’Eber Haddad, qui me devance sur la questions des Barracuda refusés – avec une certaine logique géostratégique, faut-il reconnaître – par Canberra. À lire sans attendre.

La France vient de prendre un grand coup dans la tête de la part des Australiens mais aussi et surtout des Américains, plus précisément de l’administration Biden, que Macron a même aidé à faire élire en étant le premier chef d’État étranger à reconnaître des résultats non officiels, frauduleux même, seulement 5 jours après l’élection et que de nombreuse questions se posaient encore quant à leur validité. D’autres pays européens lui avaient emboîté le pas et s’étaient associés aux media américains complices, ce qui permit à la bande à Biden d’en tirer une légitimité médiatique et internationale non méritées et déclarer « victoire »…

Revenons-en aux faits.

En 2016 l’Australie signe avec la France une petite feuille toute simple, « une intention d’achat » pour 12 sous-marins d’une valeur de 90 milliards de dollars australiens soit 56 Md€. Une très belle « petite » commande en perspective. Telle Perrette et son pot-au-lait, Jean-Yves le Drian, alors ministre de la Défense, aussi peu brillant qu’il l’est aujourd’hui comme ministre des Affaires étrangères, s’était vanté de la prouesse ainsi que son patron, François Hollande, qui ne pigeait que dalle aux contrats commerciaux, encore moins quand il s’agit de matériel militaire. Quand Macron a été élu, il a repris à son compte le crédit de cette gigantesque commande qui n’était en réalité qu’une simple intention d’achat, sans grande valeur semble-t-il et pouvant, apparemment, être dénoncée à tout moment. Le Drian, pas plus perspicace maintenant que six ans plus tôt et, à présent, aux Affaires étrangères où il enfonce avec détermination « les portes ouvertes », de gesticulations futiles en déclarations creuses, ne s’est pas soucié davantage de cette commande qui tardait à venir et est resté totalement sourd aux controverses qui avaient lieu à Canberra à ce sujet, particulièrement en provenance de l’opposition de gauche.

Arrive Biden, son intention de créer une nouvelle alliance militaire avec l’Australie et le Royaume-Uni baptisée AUKUS pour contrecarrer l’influence de la Chine dans cette région et il propose à l’Australie des sous-marins à propulsion nucléaire, une catégorie bien au-dessus, dont on ignore le prix… peut-être même moins chers que les Français. « L’ami » Biden a quand même voulu consoler son « good friend » Macron « who speaks très bien English en tête-à-tête », en lui envoyant une cuillère de miel pour tremper dans son bol de soupe amère indigeste : « … la France est notre alliée, nous avons beaucoup de projets, bla-bla-bla, Macron is beautiful, my tailor is rich »…

C’est un cataclysme pour Naval Group et pour le commerce extérieur français particulièrement dans le domaine de l’armement où toutes les commandes font des émules et en attirent d’autres alors que les annulations, qu’elle qu’en soit l’origine, entraînent d’autres annulations. Ce pauvre ministre des Affaires étrangères qui accumule échecs et bévues, vient de nous sortir une incongruité de plus, « interrogé ce jeudi 16 septembre, Jean-Yves Le Drian avait même été plus loin encore, qualifiant ce changement soudain de décision brutale, “à la Trump” » !!! Il a fallu qu’il mêle Trump à ça alors que non seulement il n’a rien à y voir mais ne s’était absolument pas opposé à cette commande. Il ne reste plus à ce petit ministre qu’à s’occuper d’amadouer les Tāliban et les rendre plus « inclusifs » comme il l’a déclaré récemment.

Quant à Macron, on a les amis qu’on mérite.

 

A Propos Jacques Borde

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