Canberra : Qui a foiré ? Jupi ? Le Drian ? Les deux ? [2]

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Cette Affaire de subs Shortfin Barracuda vendus à l’autre bout du monde, commençait à sentir le pâté (sic). Mais, faute de certitudes & sans doute gênés aux entournures de tirer sur l’ambulance, aucun site spécialisé n’a osé se lancer. C’est donc, côté français, le Tartarin de service, Le Drian, qui a fini par manger le morceau & se dire très colère (sic) que Canberra nous ait prié de garder nos 12 sous-marins de Classe Attack, mais diesel. Envolés, du même coup, les 57 Md € du contrat. Retour sur un énième fiasco macronien. Comme quoi les banquiers savent aussi faire de mauvais calculs. Surtout lorsqu’ils le veulent. Partie 2.

| Trou noir.
« Perdue dans le trou noir d’une Union européenne sans consistance et livrée à tous les vents mauvais du lobbying Atlantique, la France politiquement isolée, identitairement déconstruite, militairement faible, économiquement désindustrialisée et stratégiquement émolliente, ne compte pas face à la coalition hégémonique du monde anglo-saxon.
Dans ces conditions, le choix de l’Australie de renoncer au contrat avec Naval Group pour privilégier un pacte global avec les États-Unis et le Royaume-Uni n’étonnera que les bisounours Macron et Le Drian, ce dernier dénonçant un “coup de couteau dans le dos” là où n’existe que l’effet mécanique de la soumission à laquelle ont consenti, depuis des décennies, tous les gouvernements de cette République aboulique.
La Grande-Bretagne choisira toujours “le grand large”. Comme l’Australie, elle fait partie intégrante de l’Empire. La décision de Canberra s’inscrit donc dans la logique de l’impérialisme que l’on sait. Tant que la France ne sera pas reconstruite dans son indépendance nationale au sein d’une Europe à vocation de puissance ambitieuse et libre, elle sera dans l’incapacité de faire face ».
Jean-François Touzé.

| Choix.
« Les sous-marins que nous pensions vendre aux Australiens sont, peu ou prou, une version conventionnelle [non nucléaire, NdlR] de nos sous-marins nucléaires d’attaque de nouvelle génération, les Suffren, qui sont en train d’entrer en service dans la Marine nationale. On ne peut pas faire plus modernes. Ce sont des bijoux de technologie. La principale différence, c’est donc le choix de la propulsion, que nous avons déjà évoqué. Les Australiens devraient se tourner vers le design des Astute, les SNA britanniques, eux aussi très récents. Sont-ils moins bons ou meilleurs que nos Suffren ? Encore une fois, cette question n’a pas beaucoup de sens. Et la plupart des informations essentielles étant classées ‘secret-défense’, je me méfie de ceux qui répondraient à cette question. Il y a, en revanche, la question des armements : les nouveaux sous-marins australiens seront équipés de missiles de croisière américains Tomahawk. Il ne me semble pas que, dans le « contrat du siècle », nous leur ayons proposé de les armer avec notre MdCn (missile de croisière naval) national. Mais la chose aurait été tout à fait possible, puisque nos nouveaux Suffren en seront équipés. Ce n’est donc pas un argument de poids ».
Caroline Galactéros, patronne du think tank Geopragma & du cabinet d’intelligence stratégique Planeting.

| French savoir faire.
« Lu dans TTSO :On a enfin LA raison de l’annulation du “contrat du siècle” par les Australiens. Bien sûr, il y a la réévaluation constante du prix des 12 sous-marins (32Md€ à l’origine vs 56Md€ dans les dernières estimations), le changement stratégique (nucléaire vs diesel) et des exigences impossibles à réaliser (l’Australie réclamait 90% de l’assemblage réalisé dans le pays vs 60% proposés par Naval Group) mais le Business Insider révèle aujourd’hui une autre cause, fondamentale : les “traditions” françaises.
Le journal US liste ainsi les habitudes des Français qui ont “stupéfié” les Australiens : le fait de tout repousser “à la rentrée” (sic), le retard “diplomatique (et quasi-systématique) de 15 minutes” lors des réunions et les “longues pauses déjà”. Ça ne va pas améliorer notre solde à l’export mais au moins ça nous a fait sourire ».
Marc Fass.

| Cocufiés & Indignes.
« Le silence de nos autorités sur la rupture du contrat australien commence à poser un serieux problème. De Gaulle est sorti de l’OTAN pour moins que ça. Le rappel de notre ambassadeur et un gel de notre participation à l’OTAN seraient les moindres des choses ».
François Renié.

| Roulés dans la farine.
« Ça valait le coup de soutenir Biden. 53 milliards de contrats pour des sous-marins en Australie qui s’envolent.
Touché, coulé… ».
Nicolas Lauron.

| Faudrait savoir.
« Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a qualifié de “coup dans le dos” la décision de l’Australie de rompre un contrat avec la société Naval Group sur la construction de sous-marins. Il a souligné que Paris avait établi des relations de confiance avec Canberra. Cependant, selon l’homme politique, elles sont désormais sapées ».
Maria V. Zakharova, porte-parole du ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie (MFA), sur Telegram.

| Chacun son tour.
« Pourquoi cette colère et cette amertume ? La rupture de contrats semble, pour la France, être une chose habituelle. En 2015, Paris avait annulé un contrat avec la Russie sur deux porte-hélicoptères Mistral (…). Est-ce que seuls les couteaux que vous sentez dans votre propre dos posent problème ? ».
Maria V. Zakharova, porte-parole du ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie (MFA), sur Telegram.

| Regime Change ?…
« La France est plus que jamais isolée dans le monde. Si cette annulation est bien un coup de poignard dans le dos, elle révèle surtout le fiasco de notre politique étrangère. Au delà de considérations géo-stratégiques incontestables, elle nous rappelle, d’une part que nous n’avons plus d’alliés (ou que nous ne savons pas les choisir). Et d’autre part, que notre pays, en grande partie du fait de la médiocrité de ses dirigeants, n’a plus la grandeur pour s’imposer dans le monde. À méditer avant avril 2022 ! »
Olivier Damien.

| Fin de partie ?
« C’est la scène finale d’une saga XXL, qui se termine par un écran noir pour Naval Group et l’industrie de défense française. Après maintes péripéties et à la colère des autorités tricolores, l’Australie ne devrait pas poursuivre le ‘contrat du siècle’ avec l’ex-DCNS, à qui il avait commandé la construction de douze sous-marins à propulsion diesel-électrique sur la base du modèle Barracuda de la marine française ».
Anne Bauer.

| Tchao Barracuda.
« Il semblerait qu’annuler un contrat à 56 milliards pour des sous-marins est plus facile qu’annuler un abonnement à France loisirs ».
Isabelle Douna.

| Ouah, ouah.
« Appeler son chien Nemo et se vautrer sur une vente de sous-marins.
Ça c’est fait ! ».
Benoît Roch.

| Tempo.
« C’était le début de l’été… et Biden trompait déjà Macron. L’Australie et les États-Unis avaient déjà soufflé le contrat de 50 milliards à la France ! Pauvre petit président français si naïf ! ».
Martine Mnr.

| Mergitur.
« OTAN en emporte le vent !
Touché… coulé ! ».
Cathy Vernière.

| Silence pesant.
« Le silence de cathédrale de Macron dans le dossier des sous-marins de Naval Group est proprement ahurissant ! La rumeur qui prétend qu’il était au courant de cette forfaiture se voit validée, après Alstom ça commence à faire beaucoup… ».
Eric Lauffenburger.

| Gnomitude !…
« L’affaire de l’annulation du contrat des sous-marins montre surtout que Macron est un nain gesticulateur sur la scène internationale :
-il veut s’occuper de tout, depuis les choses les plus insignifiantes comme les nouveaux uniformes de la police, de l’affaire du COVID, surjouée, transformée en crise sanitaire permanente, pour ne rien réussir de ce qui est important pour notre pays. Le résultat est la perte d’autorité et le déclassement de la France. Macron termine le travail de sape entrepris par Hollande ».
Martine Mnr.

| Bis repetitas.
« Au mois de juin, le Rafale français faisait partie des avions favoris pour ce contrat parmi d’autres. Joe Biden passe à Genève. Le lendemain de la visite de Joe Biden à Genève, le gouvernement suisse annonce qu’il achète des F-35 américains. On voit que les marges de manœuvre françaises sont extrêmement réduites dès lors que Washington, quel que soit le président, a décidé d’imposer sa loi ».
Jean-Dominique Merchet, spécialiste des questions militaires et auteur du blog Secret Défense.

| Tête-à-claques.
« Macron observant l’armada américaine…Macron annonce que la flotte U.S a détruit le contrat du siècle de sous marins avec l’Australie… ça c’est un chef !
La vache, les gifles qu’il reçoit de la part des progressistes dont il fait partie ».
Aristotellis Follet.

| Silence.
« Bizarre, on entends plus les donneurs de leçons du Brexit qui nous expliquaient le désastre économique du Royaume-Uni… et par capillarité l’excellente opportunité de développement économique pour notre Pays ».
Andre Legault.

| Déclassement.
« Le signe du déclassement… Le clash de l’Australie sur nos sous-marins, est un échec à la fois diplomatique et commercial, mais c’est aussi un indicateur et la conséquence de facteurs qui s’aggravent et se combinent. Nous ne savons pas ficeler correctement des contrats à l’export, négociés par des amateurs à la fois naïfs et imbus, qui n’ont pas su apprécier le contentieux entre l’Australie et la Chine, ni la présence des États-Unis en embuscade. Les services n’ont d’ailleurs rien vu venir de ce fiasco, ou alors, ils ont vu venir mais ils n’en ont rien fait. La France confirme son faible savoir en diplomatie, incapable, comme au Maghreb, de maintenir des liens de niveau international avec les autres puissances de ce monde. En Macronie, les affaires, la diplomatie et la communication, sont laissées aux mains de “premiers de cordée d’opérette”, ou d’agences privées, qui pédalent à côté du vélo et plantent tous les dossiers, depuis les avions patrouilleurs, jusqu’aux sous-marins, en passant par l’électricité. Même le programme spatial Franco-Européen Ariane, disparaît du paysage spatial de la planète, pendant que Bezos et Musk travaillent. Nous n’avons plus ni les moyens, ni les compétences de nos ambitions. L’affaire des sous-marins est le signe évident d’un déclassement du pays ».
Pierre Duriot.

[À suivre]

A Propos Jacques Borde

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