Canberra : Qui a foiré ? Jupi ? Le Drian ? Les deux ? [3]

| France / Australie | Défense | Ils ont dit | BforBORDE |

Cette Affaire de subs Shortfin Barracuda vendus à l’autre bout du monde, commençait à sentir le pâté (sic). Mais, faute de certitudes & sans doute gênés aux entournures de tirer sur l’ambulance, aucun site spécialisé n’a osé se lancer. C’est donc, côté français, le Tartarin de service, Le Drian, qui a fini par manger le morceau & se dire très colère (sic) que Canberra nous ait prié de garder nos 12 sous-marins de classe Attack, mais diesel. Envolés, du même coup, les 57 Md € du contrat. Retour sur un énième fiasco macronien. Comme quoi les banquiers savent aussi faire de mauvais calculs. Surtout lorsqu’ils le veulent. Partie 3.

| Une vieille Histoire.
« Depuis toujours les USA ne roulent que pour eux-mêmes et leurs propres intérêts et ça devrait se savoir depuis le temps… De Gaulle, lui, l’avait bien compris ».
Re Jo.

| Le choix du nucléaire.
« Nous avions besoin d’un sous-marin à propulsion nucléaire et nous avons examiné nos options (…). Les Français avaient une version qui n’était pas supérieure à celle qui est utilisée par les États-Unis et le Royaume-Uni, et en fin de compte, notre décision s’est basée sur ce qui est dans l’intérêt de notre sécurité nationale ».
Peter C. Dutton, Australian Minister for Defence.

| À ce point ?
« Sous-marins : J.Biden pire que D.Trump ? ».
Frédéric Bergamini.

| Fastes anciens ?…
« La France se considère encore comme une puissance aux aspirations globales, et considère que la région indo-pacifique, où elle a des territoires comme la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie, fait partie de sa zone d’influence ».
El País.

| Faute de grives…
« À la demande du président de la République, j’ai décidé du rappel immédiat à Paris pour consultations de nos deux ambassadeurs aux États-Unis et en Australie (…). Cette décision exceptionnelle est justifiée par la gravité exceptionnelle des annonces effectuées le 15 septembre par l’Australie et les États-Unis ».
Jean-Yves Le Drian.

| Honte absolue.
« J’espère qu’avec cette crise diplomatique entre la France et les USA, Emmanuel Macron va définitivement cesser de se comporter en vassal en parlant anglais dans ses visites officielles.
Le Premier ministre du Japon, 3ème puissance mondiale, ne parle que japonais lorsqu’il représente son pays. Et nous savons tous qu’en dehors des Japonais, personne ne parle leur langue.
C’est une véritable honte que le Chef symbolique de la francophonie se mette à parler anglais, comme un vulgaire VRP qui s’adapte à son client. Des millions de non- Français parlent notre langue, l’aiment, la respectent, l’utilisent pour l’art, et Macron les méprise ostensiblement, sans vergogne.
La France est une grande puissance, malgré son déclin économique diplomatique et culturel, le Président de la République se doit, tel l’ orchestre du Titanic qui a joué jusqu’au bout, continuer à porter haut notre langue ».
Myriam Ibn Arabi.

| Clin d’oeil .
« Clin d’œil aux Français qui ont adoré Biden l’humaniste et détesté Trump le populiste: bien fait pour votre gueule, ça vous apprendra à aimer la moraline plus que votre pays ! ».
Myriam Ibn Arabi.

| Historique.
« C’est historique Mesdames et Messieurs !
Après l’énorme humiliation de l’affaire des sous-marins, l’ambassadeur de France à Washington rappelé à Paris.
Pour faire bonne mesure après le Quai, l’ambassadeur réagit lui-même !
Certains minimiseront. Ils ont tort. L’affaire préoccupe jusqu’au Bureau Ovale.
Entendons-nous bien, cela ne changera strictement rien dans le cas d’espèce – le poisson indo-pacifique est trop gros, mais cette tension, la plus forte depuis la sortie du commandement intégré de l’OTAN, a cassé quelque chose ».
Eric Anceau.

| Douche froide.
« Cinq ans plus tard, patatras ! L’Australie retire ses billes, signe avec l’Amérique de Biden, qui devait être l’ami de la France après le retrait du diable Trump. Et choisit le Royaume-Uni de Boris Johnson, laissant à l’inamovible Jean-Yves Le Drian et l’ancien ministre de Hollande Macron 200 M€ en guise de solde de tout compte.
Le revers est violent pour le pouvoir, au plan économique comme au plan politique. Alors que le chômage reste plus élevé en France qu’en Europe, les emplois promis ne viendront pas. Et ce ratage n’améliorera pas les chiffres dramatiques du commerce extérieur français sous Macron. La France affichait, en 2020, un déficit record de 82 Md€ de sa balance commerciale, selon l’INSEE, contre un solde positif de 183 Md€ pour l’Allemagne voisine ».
Marc Baudriller.

| Le Spleen du second couteau !..
« L’abandon du projet de sous-marins de classe océanique qui liait l’Australie à la France depuis 2016 et l’annonce d’un nouveau partenariat avec les États-Unis visant à lancer des études sur une possible future coopération sur des sous-marins à propulsion nucléaire, constituent des comportements inacceptables entre alliés et partenaires, dont les conséquences touchent à la conception même que nous nous faisons de nos alliances ».
Jean-Yves Le Drian.

| Grosse claque.
« Mais plus globalement, ça veut dire, et c’est triste à dire, que la France veut sans doute désormais jouer dans une cour qui n’est plus la sienne, que ce soit en termes diplomatiques et militaires. On vient de se prendre une grande grande baffe. Le constat est qu’on ne pèse pas sur les dossiers de l’Indo-Pacifique où on veut jouer un rôle démesuré par rapport à nos capacités ».
Jean-Dominique Merchet, spécialiste des questions militaires et auteur du blog Secret Défense.

| Choix.
« C’est à nous de choisir. En France, il y a une forte tendance à dire que nous avons besoin de l’allié américain. C’est vrai sur certains points, mais peut-être que cet épisode va contribuer à sortir de la naïveté. Quand on nous crache dessus, il ne faut pas dire qu’il pleut. Les Américains défendent leurs intérêts en pensant que nous ne pouvons rien faire parce que nous croyons que notre sécurité dépendrait d’eux. Il serait peut-être temps d’y réfléchir… Ils ont un tropisme qui date de la Seconde guerre mondiale et de la Guerre froide ».
Pascal Boniface, directeur de l‘Institut de Relations internationales & stratégiques (IRIS).

| Ça craint !
« La France rappelle ses ambassadeurs aux USA et en Australie. Très grosse angoisse dans ces deux pays ».
Jean Samouillan.

| Pieds & poings liés.
« Vous avez certainement suivi les péripéties de l’annulation de l’énorme contrat de vente de sous-marins français à l’Australie, remplacé par la fourniture de sous-marins à propulsion nucléaire américains.
En représailles la France a rappelé ses ambassadeurs en Australie et aux États-Unis. C’était la moindre des choses, mais il est probable que nous ne pourrons pas aller très loin car, au Sahel par exemple, nous dépendons militairement des Renseignements de terrain fourni par les satellites américains ».
Yves Montenay.

| Dans les grandes largeurs.
Faisant référence à « des informations très fiables de la presse indépendante » selon lesquels la décision de l’Australie avait été préparée depuis plus d’un an. « Ce qui signifie que nous avons été aveuglés intentionnellement pendant 18 mois. Le crime a été préparé pendant 18 mois ».
Jean-Pierre Thebault, ambassadeur de France en Australie.

| So sorry, guys !…
« Nous regrettons la décision de la France de rappeler son ambassadeur en Australie pour consultations à la suite de la décision sur le projet des sous-marins de classe Attack. L’Australie comprend la profonde déception de la France face à notre décision, qui a été prise conformément à nos intérêts de sécurité nationale clairs et communiqués ».
Un porte-parole du Department of Foreign Affairs & Trade (DFAT), cité par le Sydney Morning Herald.

| Sonnés.
« Le silence des responsables politiques sur l’humiliation faite à la France par nos alliés en dit long sur le niveau d’analyse et de défense de nos intérêts. Le seul moyen d’être respecté comme grande puissance c’est de ne pas rester au sein du commandement intégré de l’OTAN ».
Patrick Bailly.

| Prix à payer.
« Sous-marins : l’Australie rompt le contrat du siècle avec la France.
Si la France, voici quelques années, n’avait pas rompu honteusement sous la pression des USA son contrat de vente des navires de guerre Mistral à la Russie (…), elle serait davantage respectée et les Australiens et toute la clique de l’Oncle Sam n’auraient probablement pas aujourd’hui piétiné le contrat passé avec elle.
Encore une fois, n’oublions pas la phrase prophétique du pape Léon XIII ‘la France reviendra aux traditions de Saint Louis ou elle périra dans la ruine et la honte’ »
Jean Pierre Aussant.

| Idée.
« Moyennant une remise de 30% ou 40%, on pourrait fourguer nos sous marins à des pays qui en manquent : Suisse, Autriche, Slovaquie, Lichtenstein, Zambie, Afghanistan, Mongolie, Bolivie, Ouganda, le Vatican... ».
Hervé Fenoy.

| Tout faux.
« Il n’a échappé à personne que la coopération européenne, notamment pour les achats d’armements, le cède souvent à d’autres considérations. Les pays qui se sentent encore menacés par la puissance russe se blottissent plus volontiers sous l’aigle américaine qu’ils ne répondent à l’appel du coq français. Quant au Royaume-Uni, qui n’a jamais eu en Europe qu’un pied-à-terre à des conditions privilégiées, il est reparti vers le grand large sous les remontrances et les mises en garde françaises. On le retrouve aujourd’hui comme membre des ‘Five Eyes’ avec l’Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande et les États-Unis, dans la zone Indo-Pacifique, face à la Chine, où la présence française est à peine tolérée. Depuis la Révolution et l’Empire, le vieux combat entre l’Empire des mers et celui des terres n’est plus celui entre l’Angleterre et la France, mais entre le monde anglo-saxon, où les États-Unis ont pris la relève, et l’Allemagne, puis la Russie, puis peut-être la Chine. L’Empire terrestre peut l’emporter s’il gagne sur mer. C’était jouable pour la France jusqu’à la fin de l’Ancien Régime. Aujourd’hui, il s’agit de la Chine, dont on peut penser qu’elle guigne Taïwan. C’est donc le branle-bas de combat, à Washington. Le désengagement foireux d’Afghanistan avait pour but de libérer des forces d’un théâtre d’opérations qui tournait à l’impasse, mais il a eu pour résultat d’inquiéter les alliés de l’Amérique qui en attendent la protection. C’est pourquoi on resserre les rangs. En 2018, les Britanniques avaient remporté une pharaonique commande australienne de neuf frégates pour un montant de 24 Md€. C’est au tour des Américains. Les Français sont mal payés de leur suivisme à l’égard de Washington. Ils devraient, en particulier, regretter leur annulation de la commande russe de deux Mistral. D’abord, ce précédent ridiculise les rodomontades actuelles ; ensuite, il altère la confiance des clients envers leur fournisseur ; enfin, il a ôté à la France sa parade traditionnelle lorsqu’elle était en difficulté : l’alliance de revers, la preuve de l’indépendance ».
Christian Vanneste.

 

A Propos Jacques Borde

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