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Trump Bashing ! L’ADM des Démocrates a-t-elle encore un avenir ?

| Guerre Vs DA’ECH | Questions à Jacques Borde |

Depuis le jour où il est entré en campagne, le président américain, Donald J. Trump, a vu se liguer contre lui pour ainsi dire tout ce que le pays compte, comme forces obscures, pour parler comme Obi Wan Kenobi. D’un Parti démocrate, refusant des règles fédérales établies depuis des siècles, au crime organisé environnementaliste, aux Néo-cons du Deep State, à une Alt-left à la praxis révolutionnaire (sic) plus proches de la doxa takfirî animant des groupes comme DA’ECH & Al-Qaïda, tous se sont unis dans la pratique d’un Trump bashing, conçu comme l’Arme de destruction massive (ADM) de leur ennemi. Or, en dépit des points marqués, Teflon Trump encaisse les coups sans broncher. Au point que…

| Q. Partagez-vous l’analyse de ceux qui disent que les Démocrates refusent d’accepter leur défaite ?

Jacques Borde. C’est, hélas, une partie du problème. La grande idée de certains cercles démocrates – là, pour le coup, complotistes à 200% – est de soutenir que c’est le vilain Vladimir V. Poutine, par le biais d’un odieux complot du Federalnaïa Sloujba Bezopasnosti Rossiyskoï Federatsii (FSB)1, qui a porté au pouvoir Donald J. Trump. Même Nicole Bacharan, plume anti-Trump avérée, balaye cette thèse.

Certes, CIA et FBI nous jurent le contraire. Mais, depuis quand les spookies (barbouzes) étasuniens sont des sources indépendantes et à croire ainsi sur leur bonne mine ?

| Q. Et, ces comportement infantiles, ça va durer longtemps ?

Jacques Borde. Difficile à dire. Toutefois, comme l’a noté cet excellent observateur de la vie politique US qu’est Eber Haddad, « au cours d’un meeting politique à San Francisco, payant et plein à craquer », l’ex-présidente du US Senate Select Committee on Intelligence (SSCI)2, la Sénatrice Dianne E. Feinstein, « a époustouflé son auditoire quand elle a déclaré » que « si le Président Trump peut apprendre et changer » il pourrait « être un bon Président ».

Or, comme l’a souligné Eber Haddad : « Affirmer quelque chose comme cela devant un public fanatiquement, frénétiquement et ‘hystériquement’ anti-Trump incurable relève soit du courage doit du suicide politique. Ses propos ont été accueillis avec un silence glacial, quelques rires nerveux, quelques ‘nooon’ d’étonnement et même, ça et là, quelques huées. Elle ne s’est pas départie de ses propos qu’elle a même confirmé quelques heures plus tard. Le public a été choqué d’entendre des propos jamais tenus dans des cercles démocrates ».

Bon, quelque peu acculée dans les cordes par ses petits camarades démocrates depuis, Dianne E. Feinstein a su retrouver ses accents anti-Trump. Mais avec nettement moins d’engouement…

| Q. Et, c’est quelqu’un qui compte Dianne Feinstein ?

Jacques Borde. Oui et pas qu’un peu !

Comme l’écrit encore Eber Haddad, « Dianne Feinstein est considérée comme la politicienne non seulement la plus populaire mais la plus éthique et la plus respectée du Parti démocrate. Elle est depuis 1992 la Sénatrice de l’État de Californie, le plus à gauche de l’Union, mais elle a aussi été la maire de San Francisco, la ville la plus à gauche de l’État. Elle est aussi membre de la Commission des Renseignements ainsi que de la Commission Judiciaire du Sénat qui sont les deux branches qui enquêtent sur Trump au sujet de la soi-disant interférence russe dans les élections américaines de 2016. Elle n’a pas été avare de critiques à propos de Trump depuis deux ans et peut être considérée comme l’égérie et la conscience du Parti démocrate ».

Autrement dit, entendre la Sénatrice Feinstein :

1- qui n’a rien à prouver.
2- qui a toujours été droite dans ses bottes.
3- s’exprimer ainsi, pourrait bien signifier que le camp démocrate, commencerait à accepter la réalité des choses. À voir…

| Q. Diriez-vous que le Trump bashing n’a plus d’adeptes ?

Jacques Borde. Nous n’en sommes pas encore là. Mais les choses bougent sensiblement. La violence de rue de l‘Alt-left et des BLM a fini par s’attirer les foudres du Washinton Post. Le quotidien n’a pu, en effet, que condamner les ratonnades de Berkeley, ou jusqu’à des handicapés ont été violemment agressés par les miliciens d’extrême-gauche et les suprémacistes africanistes.

Quant à ceux qui croyaient jouer les chevaliers blancs en tirant à boulets rouges sur président américain, Donald J. Trump, au prétexte de ses prises de position sur Charlottesville, le soufflet médiatique a fini par retomber…

| Q. Comment cela ?

Jacques Borde. Comme toujours, quelques exemples :

Primo, Kenneth C. Frazier. Le pdg emblématique mais controversé du groupe Merck & Co. Inc., avait cru que son ire anti-Trump lui permettrait de « rester à son poste face à un conseil d’administration devenu largement hostile ». En fait, l’accalmie n’aura duré qu’un temps, et les critiques ont repris de plus belle.

Car si Frazier peut passer pour un anti-Trump rigoureux, il n’en est pas de même pour la gestion de son groupe pharmaceutique : « Il lui est notamment reproché de n’avoir pas anticiper ni su contrer une attaque de hackers qui a bloqué pendant deux mois les systèmes informatiques de la multinationale, dont les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes »3.

Pour l’instant, Frazier garde son poste, mais pour combien de temps ? Ceux qui pensait faire de Trump un has been politique en quelques mois, en sont pour leur frais. En revanche, Frazier, lui, pourrait bien être un has been économique d’ici peu.

| Q. Dites-moi, ça n’est pas un peu anecdotique tout ça ?

Jacques Borde. Certes, un peu. Ce qui l’est moins – et, qui sait, explique en partie, les propos de la Sénatrice Feinstein – c’est que le narratif erroné et biaisé des événements de Charlottesville commence à être éventé…

| Q. Qu’entendez-vous par là ?

Jacques Borde. Tout simplement ceci : le drame de Charlottesville n’a pas eu lieu par hasard :

1- il était prévisible.
2- il était annoncé.
3- rien n’a été fait pour l’empêcher.

Par là, je veux clairement dire que les autorités locales, démocrates, avaient été avertis et, délibérément, ont décidé de ne rien faire.

| Q. Qu’est-ce qui vous permet d’être aussi affirmatif ?

Jacques Borde. Ceci : bien que tenus au courant en amont, ni le gouverneur Terry McAuliffe (démocrate) ni la municipalité de Charlottesville (démocrate) n’ont pris de mesures préventives. Ce alors que le Department of Homeland Security (DHS) a bien émis un confidential warning que les autorités concernées ont pris sur elle d’ignorer.

On se demande bien pourquoi…

| Q. Mais, dites-moi, il n’y a pas que les Démocrates à avoir Trump dans le nez ?

Jacques Borde. Oui, c’est vrai. La vindicte de certains Républicains, instruments évidents du Deep State, commence même à être plus gênante que l’hostilité, plus classique somme toute, de l’opposition démocrate. Mais, eux-mêmes pourraient y laisser leur chemise.

| Q. Comment cela ?

Jacques Borde. Les Mid terms approchent. Et il n’est pas évident que, déroutés par cette guerre interne au sein du GOP4, les électeurs fassent la différence entre bons et mauvais Républicains. En revanche, Donald J. Trump, à titre personnel ne perd pas un point auprès de son électorat captif. S’il risque, et ça n’est pas assuré, d’y laisser des plumes, il ne sera pas le seul…

Ensuite, rien ne nous dit que ces attaques lancées contre le président américain par ces taupes (sic) du Deep State soient d’une grande efficacité. J’en veux pour preuve la tentative d’une poignée de caciques républicains anti-Trump de priver le commander-in-chief qu’il est de sa maîtrise du contrôle du feu nucléaire qui a lamentablement fait chou blanc. Les experts concernés ayant confirmé la réalité du pouvoir présidentiel en la matière.

À voir les mines dépités des requérants, on avait vraiment l’impression d’une collusion de vieux croûtons aigris dépités par l’innocuité de leur complot. La bandera des conjurés du troisième âge.

Notes

1 Ou Service fédéral de sécurité de la Fédération de Russie, Федеральная служба безопасности Российской Федерации, ФСБ).
2 Commission du Renseignement du Sénat. Dianne Feinstein a été remplacée en 2017 par le Républicain Richard M. Burr.
3 Challenges n°531 (31 août 2017).
4 Ou Grand Old Party, l’acronyme du Parti républicain.

 

A Propos Jacques Borde

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