Face à la violence, la force est nécessaire.

| France | État de droit | RPF | Jean-Pierre Clément Jabouina |

Enfin un texte clair sur l’usage légitime de la force dans une démocratie. Il nous vient de Jean-Pierre Clément Jabouina, secrétaire général adjoint du Rassemblement du Peuple Français (RPF).

La force légitime, l’un des fondements des États modernes, peut revêtir plusieurs formes : elle peut être judiciaire, policière, militaire.

Les forces sécuritaires et militaires se distinguent les unes des autres par la nature de l’adversaire qu’elles combattent. Le policier et le juge agissent contre des hors-la-loi : criminels ou délinquants.

Le soldat, lui, s’oppose à un ennemi dont les buts peuvent être politiques.

Aujourd’hui, cette distinction traditionnelle se brouille face à des groupes violents armés, dont le but est de mettre à mal, voire à bas la société. Ce sont les groupes djihâdistes, mais ce sont aussi, certes sous une autre forme, moins visible, les organisations mafieuses ou les narcotrafiquants.

Ce sont en fait tous ces groupes totalitaires ont l’arbitraire comme seule norme. La majorité d’entre eux cherche l’implosion de la société pour imposer leur propre système ou se constituer en pseudo-État ou califat.

Cette difficulté croissante à distinguer la nature de notre ennemi est un des grands défis auxquels nous devons faire face. Démêler ce qui est force, de ce qui est violence, renvoie aux responsabilités du chef militaire. Celui-ci est un praticien de la force, utilisée comme expression de la politique. À la fois homme de réflexion et d’action, il doit penser la violence afin de la contrer. Il doit également raisonner la force afin de l’utiliser à bon escient. Il en est le garant, et il doit mettre et maintenir les hommes qu’il a sous ses ordres sur une étroite ligne de crête. L’usage légitime des armes ne doit pas être dévoyé, ni utilisé de manière plus ou moins intense, en fonction des groupes ethnico-sociaux ciblés.

On a vu clairement la différence des formes d’action entre le public des Gilets-Jaunes et celui des bandes de banlieues ou de Blacks-Blocks. Il doit rester, équilibré et tourné vers le bien commun, celui qui transcende le soldat et justifie qu’il risque sa vie. Dans la dialectique de la force et de la violence, montrer sa force, et sa volonté de l’utiliser, le cas échéant, peut suffire à contrer la violence.

J’ai ainsi été frappé par l’effet que produisait à Djibouti le déploiement d’une patrouille militaire de quatre légionnaires : elle suffisait, le plus souvent, à faire cesser les problèmes en ville, impliquant les militaires.

Face à la violence guerrière, la force peut donc agir sans être dans l’action. Mais c’est souvent une question de la volonté et d’intelligence de situation des chefs, car non action, action timorée, ou action de circonstance, en fonction du public, sont des gages de débandade annoncée.

A Propos Jacques Borde

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