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| Quai d’Orsay | Point de presse du 27 novembre 2017 | Extraits |

Comme cela nous a été suggéré par quelques lecteurs institutionnels du blog, Nous reprenons une vieille habitude : reposter les Q&R du Point de presse quotidien, tenu au Quai d’Orsay. Ces reprises seront faites sans commentaire de notre part. Bonne lecture à tous. Extraits.

(…)

| Q. Quand est-ce que le Conseil de sécurité des Nations-unies se réunira pour discuter de la situation des migrants en Libye et qu’attendez-vous de concret de cette réunion ?

R. La France a appelé la semaine dernière à une réunion du Conseil de sécurité sur la question de la traite des êtres humains en Libye. Elle se tiendra le 28 novembre sous la présidence de l’Italie et sera publique.

Cette réunion permettra à la communauté internationale de montrer son unité face à ces pratiques abjectes et d’envisager de nouvelles mesures pour lutter contre le trafic et la traite des migrants en Libye.

Ce sujet fera par ailleurs l’objet d’une discussion approfondie à l’occasion du sommet entre l’Union européenne et l’Union africaine, auquel participeront le président de la République et le ministre de l’Europe et des affaires étrangères les 29 et 30 novembre en Côte d’Ivoire.

| Q. Que fait la France concrètement pour essayer de faciliter l’aide humanitaire au Yémen ?

R. L’accès humanitaire inconditionnel, complet et sans entrave à toutes les populations dans le besoin s’impose à toutes les parties au Yémen. Le président de la République et M. Jean-Yves Le Drian ont rappelé cette exigence lors de leurs déplacements respectifs en Arabie Séoudite.

Nous nous félicitons à cet égard de la décision de la coalition arabe autorisant la reprise des vols humanitaires vers l’aéroport de Sanaa. Il faut désormais que cette mesure soit élargie dans les meilleurs délais aux accès maritimes, en priorité au port de Hodeïda. Je vous renvoie à cet égard à ma déclaration du 25 novembre.

La France contribue à titre national à l’aide humanitaire et de stabilisation au Yémen à hauteur de 6,9 M€ en 2017. Elle participe également à l’action humanitaire de l’Union européenne, qui s’élève à plus de 51 M€ pour l’année 2017.

Seule une solution politique est à même de mettre fin au conflit et d’améliorer durablement la situation humanitaire. C’est pourquoi nous soutenons les efforts de médiation de l’envoyé spécial du secrétaire général des Nations-unies pour le Yémen, M. Ismaïl Ould Cheikh Ahmed, en vue d’une reprise des négociations pour un règlement global, juste et durable.

| Q. Quelle protection le gouvernement français envisage-t-il pour les anciens auxiliaires de l’armée française menacés par les Taliban en Afghanistan et dont les demandes de visa ont été rejetées ? Une concertation est-elle engagée entre ministère des affaires étrangères et des armées et à quelles fins ?

R. La France est soucieuse de garantir la sécurité des personnes ayant travaillé en Afghanistan avec nos forces entre 2002 et 2014. La sécurité de leurs familles nous tient aussi à coeur.

La commission interministérielle mise en place à cet effet a reçu en entretien chacun des demandeurs pour vérifier les faits et apprécier la légitimité de leurs requêtes. Ceux-ci ont ensuite été invités à déposer des demandes de visa.

À ce jour, plus de 100 anciens personnels civils de recrutement local accompagnés de leurs familles (soit en tout 377 personnes) ont été accueillis en France où ils ont été pris en charge. Certaines demandes de visa ont été refusées car elles ne correspondaient pas aux cas de délivrance prévus par le droit applicable.

Nous restons attentifs à la situation individuelle de ceux qui ont concouru à l’action des forces françaises en Afghanistan.

| Q. Le syndicat des enseignants du secondaire SNES-FSU a appelé à la grève aujourd’hui dans les 500 lycées et établissements d’enseignement du français à l’étranger pour dénoncer les économies et suppressions d’emplois prévues par l’État dans le réseau. Quelle est votre réaction ? Quel va être l’impact des annulations de crédits sur les postes d’enseignants et les frais de scolarité ?

R. L’agence pour l’enseignement français à l’étranger a pris sa part de l’effort de régulation budgétaire nécessaire sur l’exercice 2017. De ce fait, la subvention pour charge de service public à l’agence a été réduite de 33 M€ par rapport à la notification initiale cette année. C’est un effort important dont les effets seront néanmoins atténués par les dispositions suivantes :

– les suppressions de postes ne toucheront pas d’enseignants en cours de contrat et l’agence continuera ses efforts en direction des établissements dont le taux d’encadrement par des personnels titulaires demeure faible ;

– le plafond d’emploi de l’agence est préservé, ce qui permet le recrutement d’agents en contrat local ;

– les établissements recevront bien les subventions prévues pour travaux de sécurisation ;

– enfin, la participation financière des établissements à la vie du réseau reviendra à son niveau actuel en 2020.

M. Jean-Yves Le Drian est attaché à la promotion de l’enseignement français à l’étranger. C’est un service public que nous devons à nos compatriotes à l’étranger. C’est aussi un instrument précieux du rayonnement de notre pays. Il a donc veillé à ce que les crédits de l’agence soient augmentés en 2018. Le président de la République a en outre annoncé qu’ils seraient maintenus en 2019.

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