Qui tue qui ?

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Réflexion fort à propos de Jcrp Waza sur l’islamophobie, postée sur la Toile. Texte repris in extenso. Le titre est de la Rédaction.

En France ce n’est pas l’islamophobie qui tue, c’est l’accusation d’islamophobie. Celle-ci a déjà causé le massacre de la rédaction de Charlie Hebdo et l’assassinat du professeur d’histoire Samuel Paty. Sans parler de tous les autres attentats terroristes commis au nom de la défense d’un islam supposé en état de légitime défense. C’est la paranoïa qui nourrit la violence des terroristes islamistes. Tous ceux qui relaient des accusations d’islamophobie alimentent cette paranoïa, donc le terrorisme, la violence et les assassinats.

La notion d’islamophobie est en réalité une notion très floue et très imprécise, car elle amalgame les insultes contre les musulmans, la critique de la religion musulmane ainsi que le rejet du fanatisme et du terrorisme. Ce flou entretenu autour de la notion est la cause des très graves dérives que son usage entraîne.

Dans l’affaire de l’IEP de Grenoble, il apparaît ainsi que le professeur d’allemand Klaus Kinzler a été accusé d’islamophobie, et dénoncé publiquement comme islamophobe par des affiches placardées sur les murs de l’institut, ce qui revient à un appel au meurtre, pour avoir simplement formulé des doutes au sujet de la notion d’islamophobie et de son usage dans le cadre d’une discussion privée avec une de ses collègues. Ainsi, on voit que la notion d’islamophobie est un instrument d’intimidation et de menace qui détruit la liberté d’opinion et d’expression, et qui attaque directement en l’occurrence la liberté pédagogique d’un enseignant par ailleurs reconnu pour son sérieux et son professionnalisme. Le professeur Kinzler, après avoir été injustement accusé d’islamophobie par un syndicat étudiant, l’UNEF, qui semble tout puissant dans l’institution, a donc été suspendu par la direction de l’IEP de Grenoble, ce qui prouve que les pressions politiques et idéologiques sont désormais devenues assez puissantes aujourd’hui dans le monde universitaire pour faire taire toute pensée critique et toute divergence de vue au sujet de la prétendue islamophobie.

L’absurde ironie de la situation tient au fait que ce sont les accusateurs de Kinzler, et notamment les collègues qui l’ont mis en cause, qui s’estiment lésés dans cette affaire. Comble de l’absurde, certains universitaires montent désormais aux créneaux et prétendent défendre aujourd’hui la “liberté académique” … alors qu’ils soutiennent la censure des idées du professeur Kinzler! La Région Auvergne-Rhône-Alpes annonce quant à elle qu’elle supprimera ses subventions pour condamner la dérive idéologique de l’institut. La liberté académique doit d’abord être celle des deux professeurs injustement accusés et gravement mis en cause, et dont l’un est aujourd’hui suspendu par sa direction, et non celle de ses censeurs et accusateurs.

 

A Propos Jacques Borde

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