Oups ! Finalement, on s’cause !…

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Changement de de braquet pour un Stoltenberg à bout de souffle, qui, marche-arrière-toute, fixe sa date pour des pourparlers avec Moscou.

Le Secrétaire général de l’OTAN, le Norvégien Jens Stoltenberg, qui, il y a quelques jours encore pontifiait en nous disant combien il était inutile de discuter d’initiatives de sécurité avec la Russie, entame une marche-arrière toute – très certainement après s’être fait taper sur les doigts par ses maîtres US. Tempérant son ton et sa morgue eurolâtre à l’égard de Moscou, le fonctionnaire de l’OTAN, par ailleurs sur le départ, a annoncé une prochaine rencontre avec des représentants russes pour discuter des questions de sécurité. De plus, Stoltenberg, lui-même, a déjà pris l’initiative de fixer la date précise de cette réunion: le 12 janvier 2022.

Là encore, il semble bien que le Secrétaire général otanien sortant mette un peu la charrue avant les bœufs : au 26 décembre 2021, aucune déclaration officielle n’avait encore été publiée par la partie russe concernant sa participation à la réunion dudit Conseil, bien que l’initiative de Stoltenberg a été portée à l’attention des diplomates russes et que les discussions sur le format et les paramètres des pourparlers ont commencé.

Or, dixit Stoltenberg, l’OTAN tiendra une réunion des chefs d’État-Major des pays de l’Alliance le 12 janvier 2022. Une réunion destinée à « élaborer une position collective, notamment sur les relations avec la Russie ».

Est-il de l’intérêt des Russes à de priver d’un temps de réflexion minimal avant d’aller discuter le bout de gras (sic) avec Stoltenberg et sa fine équipe ?

Il est important de rappeler qu’au sein de l’OTAN, les décisions sont prises à l’unanimité, c’est-à-dire que si au moins un pays s’oppose à une initiative, celle-ci sera rejetée. Mais les États-Unis règnent en maître au sein de l’Alliance, et chacun comprend que toute décision prise par Washington sera finalement adoptée par l’ensemble du bloc militaire. Déjà, le seul fait que Stoltenberg ait, ex abrupto, commencé à parler de la possibilité de négociations avec la Russie montre qu’il a reçu un ordre en ce sens de l’hêgêmon thalassocratique étasunien .

Auparavant, les États-Unis avaient déclaré qu’ils discuteraient de relations bilatérales (sic) avec la Russie, ajoutant que les partenaires « devraient discuter eux-mêmes de leurs problèmes ». Stoltenberg a alors dû changer son discours, passant du refus catégorique à « l’offre d’initiatives pour une rencontre ».

En ce qui concerne le changement de rhétorique de M. Stoltenberg, ce dernier devant bientôt rendre son tablier. Il est clair qu’il va coller au script écrit à Washington, afin de rester dans l’histoire d’une OTAN, où il n’a pas particulièrement brillé, comme un secrétaire général qui n’a pas conduit l’Alliance dans le mur. Déjà, l’OTAN et l’Afghanistan, comme C.V. !…

Posture qui le priverait du pantouflage doré auquel ont droit les marionnettes otanesques lorsqu’elles mettent un terme à leurs pantomimes ad usum Americani.

 

A Propos Jacques Borde

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