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Milipol 2017 : Ils sont venus, ils étaient tous là !

| Milipol 2017 | Jacques Borde |

Excellent cru 2017 pour le must des salons de sécurité intérieure & de police. Milipol, en dépit des ans & de l’acuité des menaces que la terreur takfirî fait peser sur nos société poursuit son apostolat. Vu comme ça, cela nous semble évident. Mais l’était-ce vraiment ? Même si comparaison n’est pas raison, est-on sûr que les salons du Bourget & de Farnborough s’en sortiraient aussi bien si le transport aérien était aussi attaqué que l’est notre sécurité.

Les années passent et se ressemblent. Depuis que notre vielle Europe est le jouet d’une terreur takfirî in fine assez peu combattue, si l’on se réfère à l’engagement de la majorité des pays de ce continent qui, depuis un bon moment, ont décidé de laisser la France, et elle seule, combattre en première ligne.

Un seul exemple, l’Allemagne a bien envoyé des (pas trop rassurez-vous) membres de ses forces spéciales nous épauler dans la Bande Sahélo-saharienne (BSS), mais la soldatesque tudesque est priée de ne pas se faire voir hors des bases où elle se trouve positionnée. Au moins la cantine, elle, sera bien sécurisée !

Il y aurait aussi la participation de la Bundesmarine au dispositif de protection (sic) du Charles-de-Gaulle (lorsqu’il est en mer) en Méditerranée.

Compte tenu du fait que ni Al-Dawla al Islāmiyya fi al-Irāq wa al-Chām (DA’ECH)1, Jabhat an-Nusrah li-Ahl ach-Chām2, Al-Jayš al-Fateh (Armée de la conquête)3, et tutti quanti :

1- n’y mènent pas d’opérations militaires.
2- n’ont ni composantes navales ni armement surface/surface. Le labeur du marin germanique en est d’autant allégé.

Ach ! La guerre gross malheur !…

Au plan interne, celui des fronts intérieurs, comme l’a souligné le préfet Yann Jounot, président des salons Milipol, « Ces dernières décennies, la sécurité intérieure des États est marquée notamment par les risques croissants liés aux menaces terroristes, le développement de la criminalité à l’échelle mondiale et la montée de la délinquance ordinaire. Pour y répondre avec efficacité, les services en charge de la sécurité améliorent sans cesse leur savoir-faire et leur équipement ».

Et qu’est ce que Milipol peut bien avoir à y faire ?

En fait, depuis qu’ils existent, soit 25 ans, « les salons Milipol ont mis en évidence les avancées fabuleuses des technologies pour accompagner leurs besoins et leurs exigences. Les progrès impressionnants de la police technique et scientifique en sont un exemple ».

Ensuite, quelque part, la pluie des attentats glisse sur Milipol comme sur les plumes d’un palmidé. Choquant ? Non, si le médecin vous lâche à la moindre épidémie qui va vous soigner ?

Et de fait, « Au-delà d’être un rendez-vous incontournable, Milipol Paris, organisé sous l’égide du Ministère de l’Intérieur, est l’événement qui rassemble tout l’écosystème des acteurs internationaux (publics ou privés) de la sécurité et de la sûreté. Le salon met en avant le savoir-faire international dans les multiples domaines de la sécurité, tant par les aspects techniques que technologiques.Il permet à tous les acteurs du secteur de confronter leurs produits à leur marché mais surtout de partager le fruit de leur réflexion autour de problématiques qui sont assez semblables quel que soit leur continent d’origine ».

Tous les grands noms du secteur avaient fait le déplacement. HK, Glock, SIG, IWI, Thales, Protecop, Nexter, Taurus, etc. ! Ils sont venus, ils sont tous là !, devrait-on dire. Plus la présence de plus en plus prégnante sur le salon du Français Sunrock, dont la palette des produits et applications s’élargit à chaque fois

Montée en puissance des drones (aériens, terrestres & maritimes et tout ce qui s’y rattache. Avec une forte présence des Français : Airbus, Azur Drones, Aero Surveillance et Nexter. Et, évidemment, ceux chargés de les empêcher de passer, comme MC2, émanation du labo de recherche de l’Institut d’Électronique de microélectronique & de Nanotechnologie (IEMN) de l’Université de Lille.

Autrement dit, « En 2017, Milipol est toujours à la pointe des innovations. Il demeure le rendez-vous majeur pour tous ceux qui ont pour mission d’assurer la sécurité de nos concitoyens ».

Cela semblera insuffisant à certains, mais, posons-nous la question, où en serions-nous vraiment sans Milipol ?

Avec une demande toujours fortement intensifiée par notre guerre contre le terrorisme, la nécessité de protéger les populations est au cœur des priorités pour les États.

Comme l’a souligné le directeur des publications En Toute Sécurité, Patrick Haas, spécialiste de l’analyse stratégique sur la sécurité, qui publie chaque année un Atlas économique, « Le marché mondial de la sécurité vit au rythme des attentats perpétrés dans les divers pays visés par les terroristes. On constate systématiquement une brusque augmentation des dépenses de sécurité dans un pays après chaque action meurtrière. D’autant que les cibles évoluent au fil des attaques, si bien qu’il faut protéger de nouvelles catégories de sites : les infrastructures de transport, les musées, etc. ».

Autrement dit, on réagit, plus qu’on agit de manière proactive.

De manière assez heureuse, au premier semestre 2017, l’économie mondiale a progressé de +3%.

C’est le score le plus haut enregistré depuis deux ans. Le marché mondial de la sécurité a donc connu une accélération de ses dépenses en 2016, soit 549 milliards d’€ contre 507 milliards en 2014.

Mais, là, diraient les sceptiques, ça n’est même plus de la réaction mais du suivi. Voire même une simple mécanique.

En fait, en sus des menaces sécuritaires qui planent sur le monde, la croissance est en effet également stimulée par le développement économique. La sécurité privée est étroitement liée au PIB des États.

Plus il est élevé et plus les États feront des investissements en sécurité (protection d’usines, de bureaux ou de sites stratégiques). Ainsi, depuis 2015, la croissance mondiale reprend le rythme des années 2000-2008 (environ +7%) et dépasse même ce cap en 2016 avec un taux de +8,3%.

Les prochaines années devraient se situer sur cette lignée avec une croissance de l’ordre de 9% globalement, qui se vérifie pour chaque région. Le marché européen est handicapé par une croissance poussive de la part de certains pays membres si bien qu’il progresse moins vite qu’en Asie, où l’économie est plus dynamique.

L’embêtant, mais les choses pourraient changer avec le déport d’Al-Dawla al Islāmiyya fi al-Irāq wa al-Chām (DA’ECH), et de ses petits camarades en terreur takfirî, vers l’Asie, c’est que si la croissance est la plus poussive en Europe, c’est aussi notre vieux continent qui ces trois dernières années a le plus subi de coups.

À noter que, depuis 2014, le poids des dépenses de sécurité en Asie-Moyen-Orient dépasse celui de l’Europe. Cette région représente actuellement une part de 26% dans les dépenses mondiales contre à peine 14% en 2001. Quant à l’Europe, son cas est assez paradoxal : le poids de ses dépenses diminue considérablement en quinze ans (moins dix points) par rapport aux autres régions alors qu’elle est tout particulièrement visée par le terrorisme ces dernières années.

Les Asiatiques seraient-ils plus proactifs que nous autres Européens ? Ils en donnent l’impression en tout cas.

L’Amérique du Nord a très légèrement perdu du terrain (43% en 2001 contre 39% en 2016), mais conserve sa première place en raison du poids considérable de son économie et du fait que la sécurité soit considérée comme une priorité absolue par les autorités depuis les attentats du 11 septembre 2001.

Et, à contrario des Européens qui, pour la plupart, en sont à toujours brasser de l’air et à se vautrer dans les délices du droit-de-l’hommisme, les États-Unis ont fait un pas de géant en avant en créant le US Department of Homeland Security (DHS)4. Et, en fermant pas Guantanamo

D’une manière générale, les dépenses mondiales consacrées à la sécurité intérieure (y compris la cybersécurité, mais hors budget des forces de l’ordre) se sont élevées à environ 143 milliards d’€ en 2016, soit un quart des investissements totaux en sécurité.

Terrorisme oblige, la sécurité intérieure connaît une progression plus rapide que la sécurité en général : +10% à 12% par an contre environ +7% à +8%.

L’augmentation est hétérogène selon la position géographique et surtout en fonction de la fréquence et de l’intensité des attaques terroristes.

La réaction encore et toujours !

Aux États-Unis, la croissance annuelle moyenne est au-dessus de 10% alors qu’en Europe celle-ci se trouve entre +5% et +10%, et dans les autres régions du monde le pourcentage est supérieur à +15%.

Autrement dit, le continent où est né ce formidable outil qu’est Milipol, est le bon dernier.

« La sécurité intérieure de l’État est une activité très dépendante des investissements publics. Or, s’il y a eu une remise à niveau complète post 2001 avec d’énormes dépenses, on constate ensuite un ralentissement brusque de ces financements. Cela s’explique principalement par une forte contrainte budgétaire qui s’est imposée aux États. Toutefois, la multiplication des menaces a souligné la nécessité de reprendre aujourd’hui les investissements à un rythme soutenu », analyse Patrick Haas.

De ce fait, le contexte a attiré de nombreuses sociétés sur ce marché, tandis que les grands groupes ont réalisé plusieurs acquisitions et renforcé des relations étroites avec les États.

Autre évidence, la menace a sensiblement évoluée : ces dernières années, les cibles visées par le terrorisme sont devenues très variées, de même que les modes opératoires :
1- camion sur la Promenade des Anglais à Nice.
2- voiture sur les Ramblas de Barcelone
3- attaques au couteau en Grande-Bretagne.
4- attaque aux armes à feu de l’aéroport de Zaventem en Belgique, etc.

Le terroriste s’adapte aux progrès de la lutte contre le terrorisme. Serait-ce qu’il est plus réactif et plus proactif que nous ?

Ennemi asymétrique sur nos fronts intérieurs, il a :

Primo, l’avantage de l’initiative.

Secundo, l’avantage de n’avoir aucune barrière morale pour limiter son action.

Ce ne sont plus des lieux stratégiques ou des hautes personnalités qui sont visés mais bien des individus lambdas.

Cette évolution implique pour les administrations concernée davantage de présence sur le terrain pour sécuriser les rues et autres lieux publics. Les effectifs mobilisés pour élargir les périmètres de sécurité étant limités, l’appel aux technologies de sécurité se généralise : vidéosurveillance, logiciel de détection des comportements suspects, etc.

Avec la terreur takfirî en toile de fond, la cybercriminalité continue de frapper le monde avec des attaques diversifiées qui touchent autant les pays, les villes, les grandes entreprises que les institutions. Lors de l’Euro 2016, à peu près 200.000 cyberattaques ont été enregistrées. En 2017, plusieurs attaques ont été recensées comme celle de l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron en mai, ou encore la vague mondiale de ransomware qui a touché Renault, Saint-Gobain mais aussi les services hospitaliers britanniques.

Le but n’est plus simplement d’attaquer une entreprise mais de faire le plus de dégâts possibles et surtout de bloquer l’activité des sociétés.

Malgré une prise de conscience collective, les entreprises semblent ne pas allouer assez d’argent pour la cyberdéfense. Les directeurs sécurité se retrouvent limités par ces contraintes budgétaires qui vont certainement avoir des conséquences en cas de nouvelles attaques.

Bien que la profession ait engrangé de bons résultats en 2016, ceux-ci émanent de facteurs exceptionnels qui risquent de ne pas se reproduire à l’avenir. Les performances enregistrées ne se sont pas retrouvées à la hauteur des espérances, le marché pris au sens large (sécurité électronique et physique, cybersécurité, gardiennage, sécurité intérieure, serrurerie, anti-incendie, etc.) a enregistré une croissance de +4,2% seulement, marquant une légère baisse par rapport à 2015 (+4,3%) pour atteindre un CA de 26,5 milliards d’euros, selon les statistiques publiées dans l’Atlas d’En Toute Sécurité qui recense les résultats financiers de plus de 1.600 sociétés.

Ce score se situe au-dessus de la moyenne de ces dix dernières années qui s’établit à +3,1%, mais reste nettement inférieur aux performances de la période 1995-2000 durant laquelle la moyenne était à +6,5% de croissance.

« Anticipée comme l’année de tous les records, 2016 n’a pas tenu toutes ses promesses. La croissance a été au rendez-vous et l’année 2016 a bénéficié d’un surplus temporaire de contrats liés au renforcement des mesures de sécurité suite aux attentats, tandis que la surveillance de l’Euro 2016 a également généré des prestations supplémentaires. Mais plusieurs éléments incitent à la plus grande prudence. On pourrait bien s’acheminer vers des performances très mitigées en 2017 et probablement médiocres en 2018 », souligne encore Patrick Haas.

L’augmentation de l’activité a été un test réussi pour la profession de la sécurité privée qui a été reconnue comme un acteur à part entière par l’État. Les voyants passent donc au vert pour un environnement réglementaire très favorable, mais pour ce qui est de l’environnement économique, la sécurité privée va rencontrer des difficultés.

En effet, d’après le sondage publié dans l’Atlas 2017, les directeurs sécurité estiment avoir largement investi en matière de sécurité au cours des années 2015-2017. Ils se prononcent donc pour une pause dans ces dépenses, voire même pour leur baisse : 42% d’entre eux prévoient une diminution de leur budget sécurité en 2018 et 40% seulement une hausse.

Est-ce raisonnable ?

A ce sujet, le président du CDSE, Stéphane Volant, déclare : « Il est vrai que certaines entreprises ont remis à niveau leur sécurité depuis 2015, si bien que des investissements n’ont pas lieu d’être reconduits. Néanmoins, dans certains domaines, comme celui de la cybersécurité, nous partons de tellement loin qu’il est vraiment nécessaire de continuer à investir. Il faut repenser le process et remettre à plat le coût de la sécurité. L’efficacité réelle des dépenses doit être prise en compte, notamment en adoptant des solutions innovantes ».

Les secteurs ne vont pas évoluer de la même manière en 2017-2018 : télésurveillance résidentielle et cybersécurité vont frôler une croissance avoisinant les 10%, la sécurité électronique (alarme, contrôle d’accès et vidéosurveillance) progressera d’environ 6-7%, alors que la serrurerie et l’intervention sur alarme devraient enregistrer une augmentation de 1% seulement.

Pour la troisième année consécutive, la sécurité électronique a dépassé en 2016 les 50% du CA total de la sécurité privée pour se fixer à 53,2% contre 50,7% en 2014 et 40,2% dix ans plus tôt, en 2006. Cette évolution se fait aux dépens de la sécurité physique (serrurerie, équipements blindés, etc.) qui perd 2,6 points entre 2014 et 2016 (de 24,5% à 21,9%). Cette hausse devrait se poursuivre pour atteindre un pic vers 2025 pour parvenir à environ 60%, selon les prévisions d’En Toute Sécurité. A cette date, les dépenses de services et de sécurité physique atteindront un niveau incompressible et se trouveront donc à un pourcentage qui ne devrait plus décroître.

L’année 2016 a été le théâtre d’une amélioration historique en ce qui concerne la rentabilité des sociétés de sécurité : 75% d’entre elles ont été bénéficiaires. Cette performance est identique à celle enregistrée en 2000, mais avec une croissance de marché bien plus élevée à l’époque (+9,2%). De même, le taux de faillite en 2016 ne s’élève qu’à 6%. Un score si bas qu’il faut remonter à presque dix ans pour trouver un pourcentage plus faible (en 2007 à 5%). De plus, le nombre de sociétés en pertes financières est également le plus bas depuis une quinzaine d’années (11,5%). Ces performances résultent de facteurs divers comme l’instauration du CICE (qui sera supprimé en 2019), le surcroît de contrats suite aux attentats et une meilleure gestion des entreprises.

Le marché de la sécurité privée se trouve à un tournant historique : l’État a plus que jamais la volonté de renforcer le rôle de la sécurité privée dans le dispositif général de sécurité du pays. Cette démarche concerne entre autre :

1- une meilleure coordination avec les forces de l’ordre.
2- des échanges de renseignements.
3- des missions supplémentaires pour assurer la surveillance de bâtiments publics, etc.

Mais le changement le plus marquant se trouve dans la possibilité pour la profession d’armer une partie de ses agents de sécurité. Ce dispositif concernera environ 2.000 agents, soit moins de 2% de la population active dans le gardiennage, et sera opérationnel en 2018.

La sécurité intérieure (gestion des identités, protection des frontières, détection d’explosifs, fabrication de vêtements NRBC, etc.) a représenté, en France, 3,9 milliards d’€ en 2016 avec une croissance de +3,8%, marquant un nouveau ralentissement de son rythme de croissance par rapport à 2015 (+6,2%).

Cette évolution en dents de scie est bien loin des progressions exponentielles connues en 2002 (+34,2%) et en 2005-2007 (+25%). « Le marché est fortement lié aux investissements publics alors que l’État est engagé dans un vaste processus d’économie budgétaire tout en ayant la protection des biens et des personnes constamment à l’esprit », souligne Patrick Haas.
Laissons-lui, le mot de la fin.

Notes

1 Ou ÉIIL pour Émirat islamique en Irak & au Levant.
2 Ou Front pour la victoire du peuple du Levant, ou de manière abrégée Front al-Nosra.
3 Coalition articulée autour d’an-Nusrah li-Ahl ach-Chām (Front Al-Nosra), le bras armé d’Al-Qaïda en Syrie. Se compose, pour être complet, de : Ahrār ach-Chām (Mouvement islamique des hommes libres du Cham), Jund al-Aqsa (Les soldats de Jérusalem), Liwāʾ al-Haqq, Jayš al-Sunna, Ajnad ach-Chām et de la Légion de Cham.
4 Créé officiellement le 27 novembre 2002 par le Homeland Security Act (Loi sur la sécurité intérieure) à l’initiative du président George W. Bush, en réponse aux attentats du 11 septembre 2001. Son objectif est d’organiser et d’assurer la sécurité intérieure du pays. Il regroupe 22 agences fédérales liées à la sécurité du pays, notamment la US Coast Guard, le Secret Service, la Federal Emergency Management Agency (FEMA, Agence fédérale des situations d’urgence), la Transportation Security Administration (TSA, Administration de sécurité du transport, le USCustoms & Border Protection (CBP, à la fois les douanes & les gardes-frontières).

 

A Propos Jacques Borde

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