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Jérusalem, Syrie,

| Quai d’Orsay | Point de presse du 6 décembre 2017 | Extraits |

Comme cela nous a été suggéré par quelques lecteurs institutionnels du blog, Nous reprenons une vieille habitude : reposter les Q&R du Point de presse quotidien, tenu au Quai d’Orsay. Ces reprises seront faites sans commentaire de notre part. Bonne lecture à tous. Extraits.

(…)

| Q. Comment analysez-vous le refus de la délégation du gouvernement syrien de revenir à Genève pour continuer le processus onusien de négociations. Est-ce que cela ne démontre pas l’impuissance de ce processus, de l’envoyé spécial et des parrains ?

R.La France déplore l’absence de la délégation du régime à Genève et son refus de s’engager de bonne foi dans la négociation pour parvenir à une solution politique négociée en Syrie sur la base du cadre de référence internationalement agréé, le communiqué de Genève et la Résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations-unies, .

Ce refus met à jour la stratégie d’obstruction du processus politique menée par le régime de Damas, qui porte la responsabilité de l’absence de progrès dans les négociations. Nous appelons les soutiens du régime, en premier lieu la Russie, à prendre leurs responsabilités pour qu’il entre enfin dans la négociation à Genève.

La France relève qu’à l’inverse, les Nations-unies ont salué la constitution d’une délégation unique de l’opposition syrienne, ainsi que l’attitude constructive dont elle continue de faire preuve à Genève.

Nous réitérons notre plein soutien à la médiation conduite par l’envoyé spécial du secrétaire général des Nations-unies pour la Syrie, M. Staffan de Mistura.

| Q. Pensez-vous que les États-Unis puissent jouer un rôle crédible pour relancer le processus de paix si, comme prévu, ils reconnaissent Jérusalem comme capitale d’Israël et se préparent à déplacer l’ambassade ?

| Q. Les dernières déclarations de Donald Trump ne laissent pratiquement plus aucun doute sur sa volonté de transférer l’ambassade des États-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem et donc de reconnaître officiellement cette ville comme capitale d’Israël. « Trois jours de colère » ont été décrétés dans les Territoires palestiniens. Tout le Moyen-Orient risque de s’embraser, pouvant même alimenter les avatars de l’organisation dite de l’État islamique. Au-delà des récentes déclarations de la France appelant à des négociations sur le statut de Jérusalem, comment comptez-vous réellement et concrètement agir dans le cadre de la situation qui serait ainsi créée, les Palestiniens ayant d’ores et déjà fait savoir qu’une telle reconnaissance signifierait la fin de la solution à deux États ?

R. Le président de la République a fait part le 4 décembre de sa préoccupation sur la possibilité que les États-Unis reconnaissent Jérusalem comme capitale d’Israël.

Il a rappelé que la question du statut de Jérusalem devra être réglée dans le cadre des négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens, visant en particulier l’établissement de deux États, Israël et la Palestine, vivant côte à côte en paix et en sécurité avec Jérusalem pour capitale.

Comme vous le savez, la France est attachée au respect du droit international et à la mise en oeuvre des paramètres internationalement agréés pour parvenir à une solution juste et durable du conflit au Proche-Orient.

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