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Discours de S.E. Nikki Haley avant le vote au Conseil de sécurité des Nations-unies

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Discours du US Ambassador to the United Nations, Nikki Haley1, en amont du vote au Conseil de sécurité des Nations-unies.

Merci, monsieur le président. A l’occasion de cette réunion, je ne vais pas gaspiller le temps du Conseil pour dire où une nation souveraine donnée doit décider de placer son ambassade, ni pourquoi nous avons le droit de le faire. Je vais aborder un sujet d’inquiétude plus approprié et aussi plus urgent.

Cette semaine, c’est le premier anniversaire de l’adoption de la Résolution 2334. Ce jour-là, devant ce Conseil, au mois de décembre 2016, les États-Unis ont choisi de s’abstenir, permettant à la résolution d’être adoptée. Aujourd’hui, un an a passé et il y a une nouvelle administration.

Si l’occasion était donnée de revoter à propos de la Résolution 2334, je peux affirmer avec une totale certitude que les États-Unis voteraient non. Nous exercerions notre droit de veto. Les raisons [justifiant un tel vote] concerneraient la cause de la paix au Moyen-Orient.

En apparence, la Résolution 2334 décrivait les implantations israéliennes comme des entraves à la paix. Les esprits raisonnables peuvent être en désaccord avec cette affirmation et en fait, au fil des années, les États-Unis ont exprimé des critiques à l’égard des politiques d’implantations israéliennes à de nombreuses occasions.

Mais en vérité, c’est la Résolution 2334 en elle-même qui a été une entrave à la paix. Le Conseil de sécurité a mis un peu plus hors de portée les négociations entre Israéliens et Palestiniens en se plaçant, une fois encore, entre les deux parties en conflit.

En plaçant pleinement et à mauvais escient la responsabilité de l’échec des efforts de paix sur les implantations israéliennes, la Résolution a donné un laissez-passer aux leaders palestiniens qui, depuis de nombreuses années, rejettent une proposition de paix après l’autre. Cela les a également encouragés à éviter les négociations à l’avenir.

La Résolution a refusé de reconnaître l’héritage laissé par les négociations manquées, sans lien avec les implantations. Et le Conseil a émis des jugements sur des questions qui doivent être décidées à l’occasion de négociations directes entre les parties.

Si l’histoire des Nations-unies dans les efforts de paix prouve quelque chose, c’est que discuter ici, à New York, ne peut pas remplacer des négociations en face à face entre les parties régionales impliquées. [Ces discussions] ne peuvent que faire reculer la cause de la paix, pas la faire avancer.

De surcroît, la Résolution 2334 demandait l’arrêt de toutes les activités d’implantation à Jérusalem-Est – même dans le quartier juif de la Vieille Ville. C’est une demande qu’aucun esprit ni qu’aucun pays responsable ne peut attendre d’Israël. Et, de cette manière, la Résolution 2334 a fait ce que l’annonce du président Trump sur Jérusalem ne faisait pas : Elle a préjugé des questions qui devaient être gérées dans les négociations de statut final.

Si le vote devait avoir lieu aujourd’hui, les États-Unis exerceraient leur droit de veto à l’encontre de la Résolution 2334 pour une autre raison. Elle a donné vie à la création affreuse du Conseil des droits de l’Homme : les bases de données des entreprises opérant au sein des communautés juives. C’est un effort visant à créer une liste noire, purement et simplement. C’est également un autre obstacle à la paix négociée. C’est une tache sur la conscience américaine d’avoir donné un élan au mouvement dit du BDS en permettant le passage de la Résolution 2334.

A la grande honte des Nations-unies, elle a été un espace démesurément hostile envers la démocratie la plus tenace du Moyen-Orient.

Les États-Unis refusent d’accepter ce deux poids, deux mesures, qui dit que nous ne somme pas impartiaux lorsque nous respectons la volonté du peuple américain en relocalisant notre ambassade américaine, mais que, d’une certaine manière, les Nations-unies sont une partie neutre lorsqu’elles distinguent constamment Israël par ses condamnations.

Pendant des décennies, Israël a supporté, vague après vague, la partialité au sein de l’ONU et de ses agences. Les États-Unis se sont souvent placés aux côtés d’Israël. Nous ne l’avons pas fait le 23 décembre 2016. Nous ne referons pas cette erreur.

Cette semaine marque le premier anniversaire d’un revers significatif essuyé par la paix au Moyen-Orient. Mais les États-Unis sont toujours aussi engagés à aider à mettre en place des négociations de statut final qui mèneront vers une paix durable.

Notre main reste tendue à chacune des deux parties. Nous appelons tous les pays à partager cet engagement en tirant les dures leçons du passé et à œuvrer pour faire en sorte de ramener Israël et les Palestiniens, en toute bonne foi, à la table de la paix.

Merci, merci beaucoup.

Note

1 Née Nimrata Randhawa, née et élevée dans une famille de confession sikh. Elle s’est convertie à la religion de son mari, le méthodisme, avant son mariage. Appartient, de fait, à l’aile chrétienne des Républicains pro-Trump.

 

A Propos Nikki Haley

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