Gaza : La guerre du Limes [1]
| Tsahal Vs HAMAS | Ils ont dit | BforBORDE |

Les frontières divisent autant qu’elles unissent. Dans le cas de Gaza, c’est la 1ère hypothèse qui, depuis 1948, l’emporte. Comme à l’accoutumée, la forte poussée de fièvre au limes sud d’Israël, se sera soldée par des dizaine de morts & des milliers de blessés. Un épisode aussi sanglant qu’inutile. Mais ça n’est pas la première fois & très certainement pas la dernière. Épisode 1.

| Page tournée !
« Plusieurs dizaines d’exaltés morts pour rien : ni résultat ni gloire et déjà tous oubliés. Aujourd’hui, page tournée : c’est le mariage d’un Windsor qui captive l’opinion publique. ‘Palestine vaincra’, tu parles ! ».
Philippe Chansay-Wilmotte, président du VLC.

| Un HAMAS dépassé…
« Israël a des réunions régulières avec les services de sécurité palestiniens et il avait accepté le principe des manifestations sous réserve qu’elles se passent au plus près à 700 mètres de la frontière. Cet accord a fait long feu : parfois poussés par des manipulateurs téléguidés par des organisations terroristes, des manifestants palestiniens l’ont enfreint. Le HAMAS est débordé et il s’est mis hors-course, depuis qu’il a été abandonné par son aile militaire, les Brigades Ezzedine al-Qassem qui refusent de se dissoudre au sein des forces palestiniennes légitimes. Alors ces derniers veulent montrer leur indépendance en procédant à des tirs de missiles sur Israël et en formant des jeunes à défier Israël en traversant la frontière ».
Jacques Benillouche, Slate.fr .

| Pas de lien direct… !
« Non, le Président Trump n’est pas responsable de la morts des terroristes du Hamas et de quelques malheureux manipulés à Gaza. La ‘marche du retour’ n’est pas directement liée à la reconnaissance par les Etats-Unis de Jérusalem pour capitale d’Israël. La ‘marche du retour’, comme son nom l’indique, se réfère à la déclaration d’indépendance d’Israël, Yom Haatsmaout. Elle est rendue nécessaire, pour les Palestiniens, par la victoire de la Guerre des 6 jours, Yom Yeroushalaim ».
Gilles Falavigna JF Forum.

| OOOOups !
« Ce n’était pas une manifestation pacifique, mais une opération du HAMAS ».
Salah al-Bardaouil, du HAMAS.

| Rien à voir !
« La situation à Gaza a très peu à voir avec le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem (…). C’est une action très bien planifiée du HAMAS qui utilise les populations, y compris des femmes, des enfants, des adolescents, comme boucliers humains ».
Yuli-Yoel Edelstein, président de la Knesset1.

| Au côté d’Israël !
« Le HAMAS a poussé les masses palestiniennes à franchir la frontière et les Israéliens ont défendu la frontière » « Je ne pense pas que Donald Trump soit plus responsable aujourd’hui » des violences « que ne l’étaient les autres avant lui (…). Cette colère [des Palestiniens] dure depuis longtemps ». « Le problème d’Israël et de la Palestine ne va pas se régler aujourd’hui et il n’est pas que le problème de Jérusalem capitale d’Israël. C’est un problème global dont il faudra un jour que beaucoup de monde se saisisse pour le régler définitivement (…). Nous sommes favorables à la reconnaissance d’un État palestinien avec la garantie de la sécurité d’un État israélien reconnu par les autres pays arabes ». En France, « nous commençons à subir, dans nos rues et dans nos villes, les mêmes modes opératoires de terrorisme que les Israéliens subissent depuis déjà longtemps sur leur territoire ».
Louis Aliot, député FN des Pyrénées-Orientales, sur Sud Radio.

| Sens unique !
« Le boycottage d’une cérémonie officielle est contraire à toute éthique et règle diplomatique, surtout à l’égard de pays alliés et amis. Le Président Macron a fait part de ‘la vive préoccupation de la France sur la situation à Gaza, à Jérusalem et dans les villes palestiniennes. Il a déploré le grand nombre de victimes civiles palestiniennes et a condamné les violences des forces armées israéliennes contre les manifestants’. Rien, pas un mot clair et ferme sur le terrorisme et les provocations violentes du HAMAS. Rien sur le bouclier humain ni le pillage à Kerem Shalom. Les critiques à sens unique du Président français n’encouragent-elles pas la poursuite des émeutes et les violences palestiniennes ? Pourquoi Macron n’a-t-il pas mis en garde le HAMAS, avant ? A-t-il entendu de la part de ces islamistes des remords ou des regrets après des attentats commis à Jérusalem, à Paris ou à Londres ? Ces terroristes ont-ils été solidaires après le vrai massacre au Bataclan ou au sein de la rédaction de Charlie Hebdo ? Pourquoi justifie-t-il le 70ème anniversaire de l’indépendance d’Israël avec ce qu’il appelle « la commémoration de l’exil pour de nombreuses familles palestiniennes, et la désapprobation de la France à l’encontre de la décision américaine d’ouvrir une ambassade à Jérusalem’ ».
Freddy Eytan, Les condamnations françaises encouragent le terrorisme islamiste palestinien, CAPE de Jérusalem (15 mai 2018), .

| Pari perdu !
« Contrairement aux condamnations et aux menaces de guerre des Palestiniens, mais aussi à l’euphorie et au sentiment de victoire du côté israélien, le transfert n’est sans doute pas un prétexte d’évoquer une deuxième Naqba, ni non plus une répétition de la reconnaissance d’Israël du 29 novembre 1947 à l’ONU. Le transfert de l’ambassade est avant tout une reconnaissance de jure de ce qui existe déjà de facto: Jérusalem, et certainement sa partie occidentale, où les États-Unis sont en train d’installer leur ambassade, est en fait la capitale d’Israël. Les États-Unis, contrairement à la plupart des autres pays du monde, reconnaissent cette réalité. Cela signifie-t-il que le concept de l’internationalisation de Jérusalem ne sera jamais rejeté dans l’arène publique à l’avenir ? Cela signifie-t-il qu’une formule d’internationalisation spécifique concernant les Lieux saints et la Vieille Ville ne sera plus jamais à l’ordre du jour à un moment donné dans un futur proche ou lointain ? Il est difficile de le savoir actuellement car plusieurs acteurs sont ici en jeu. La démarche américaine concerne la possibilité que d’autres pays suivent les traces des États-Unis. Le ministère israélien des Affaires étrangères rapporte que plus de dix pays ont pris contact pour le transfert de leurs ambassades à Jérusalem ».
Nadav Shragai, Le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem & ses conséquences, CAPE de Jérusalem (13 mai 2018) .

| Force excessive !
« L’emploi présumé d’une force excessive et de munitions réelles est inexcusable ».
Justin Trudeau, Premier ministre canadien.

| Yankees out !
« La position palestinienne a été toujours claire, le président Mahmoud Abbas l’a réitérée lors du sommet extraordinaire de l’Organisation de la conférence islamique (OCI) : le rejet absolu de tout rôle américain en tant que parrain du processus politique. En fait, les États-Unis se sont eux-mêmes exclus de leur propre décision. A vrai dire, les États-Unis n’ont jamais été un médiateur honnête. Parce qu’un médiateur digne de ce nom ne pratiquerait pas toutes sortes de chantages, de pressions et de sanctions sur la partie la plus faible, en la taxant de terrorisme, en la menaçant de couper l’assistance financière, en lui demandant d’abandonner ses droits nationaux fondamentaux, en envisageant de fermer ses bureaux à Washington, en lui interdisant de faire avancer ses droits à travers les organisations et les forums internationaux, et en lui faisant systématiquement porter la responsabilité du gel du processus de paix tout en s’abstenant de condamner, ne serait-ce qu’une fois, les activités coloniales et les violations de l’occupant ».
Saëb Erakat, Al-Ahram Hebdo.

| Stratégie délibérée & partagée.
« Le meurtre d’enfants, de femmes et de gens sans défense de Palestine (…) est devenu la stratégie principale [d’Israël] en 70 ans d’occupation ». Les États-Unis partagent la responsabilité de ce « massacre », car « ils ont sapé les chances d’un règlement pacifique et provoqué un incendie qui causera davantage de pertes humaines, des destructions et des catastrophes dans la région ».
Bekir Bozdağ, porte-parole du gouvernement turc.

| Washington out !
« La déclaration de Trump a porté atteinte au rôle d’intermédiaire intègre de Washington dans tout projet de négociations à l’avenir. La position de Washington, qui fait cavalier seul, doit s’arrêter à tout prix. Même le président Abou-Mazen a mis l’accent, à partir de la tribune du Conseil de sécurité, sur la nécessité de trouver un mécanisme international multilatéral pour parrainer n’importe quelle opération de paix prochaine. Ceci doit, selon lui, aller de pair avec la tenue d’une conférence internationale sous un parrainage onusien pour servir de référence à toutes les parties impliquées. Le président avait déterminé les fondements des éventuels pourparlers. A commencer par les calendriers, les résolutions de légitimité internationale, l’initiative de paix arabe et l’engagement à la solution des deux États. La position palestinienne est claire. N’importe quel plan de paix qui ne répondrait pas aux droits du peuple palestinien et qui ne s’attacherait pas à ses constantes est catégoriquement refusé. Tous les projets de nation ou d’État alternatif aux frontières temporaires ou encore de leadership alternatif ne sont pas acceptés. Le critère réel de n’importe quel plan de paix doit se faire en contrepartie de l’obtention par les Palestiniens de droits indivisibles et complets dans les limites d’un État indépendant ayant pour capitale Jérusalem ».
Djihad Al-Harazin, dirigeant du Fatah et professeur de sciences politiques à l’Université de Jérusalem, Al-Ahram Hebdo .

| Double désaccord !
« Nous avons avec les États-Unis des désaccords sur le fond, Jérusalem a vocation à devenir la capitale de deux États au terme d’un règlement négocié et non de manière préalable à des discussions (…). Nous avons un désaccord sur la méthode parce que (…) les États-Unis ont décidé d’agir de manière unilatérale et nous avons un désaccord sur l’opportunité car le Moyen-Orient est confronté à suffisamment de tensions, au terrorisme et à la multiplication des crises et au blocage du processus de paix ».
Jean-Yves Le Drian, chef de la diplomatie française.

| Mathématiques.
« Les mathématiques fonctionnent dans les deux sens. Si, 3+4 = 7 ; 7= 4+ 3. Et donc si le HAMAS n’avait pas envoyé au feu la partie la plus militante pour briser la frontière et envahir les exploitations israéliennes pour massacrer ses occupants, deux milles blessés auraient été effacés de ces statistiques. Je réitère avec force que la femme qui a perdu son bébé sur le champ de bataille est entièrement responsable de ses actes et devrait être poursuivi pour mise en danger de mort de sa progéniture. D’aucune manière sa place se trouvait dans cette manifestation soi-disant pacifique.Et lorsque le HAMAS refuse l’aide médicale des forces armées, il se positionne en victime. Nous quittons le monde de l’information pour l’univers merveilleux de la Propagande ».
Beaudevant.

| Les mots de trop ?
« Hélas les morts ne sont que d’un seul côté (…). Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit ! ».
Benoît Hamon, leader du PS, au micro de RTL.

[à suivre]

Notes

1 Ou parlement. A succédé à l’Asefat Ha’Nivharim (Assemblée nationale juive) pendant le mandat britannique en Palestine et au Mo’etzet Ha’Am (Conseil du peuple) qui a exercé ses fonctions pendant la Guerre d’indépendance de 1948-1949.

 

A Propos Jacques Borde

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